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19.05.2020 à 14 H 08 • Mis à jour le 19.05.2020 à 14 H 09
Par
Enclaves

L’Espagne dément la présence de mineurs parmi les Marocains destinés au retour

Les tensions des deux côtés des frontières, en raison du blocage des Marocains à Sebta (Ceuta) et Melilla, ne semblent pas s’apaiser : ce 18 mai, tard dans la soirée, le média semi-officiel Le360 mentionnait que l’opération de rapatriement avait été suspendue. Une divergence quant aux chiffres des Marocains à rapatrier semble en avoir été la cause, comme rapporté par l’agence EFE.


Citant des sources diplomatiques marocaines, Le360 avançait que « les autorités espagnoles souhaitaient inclure des personnes se trouvant en séjour illégal à Sebta et Melilla ». On précise qu’il est question de migrants illégaux et de mineurs sans papiers. Et non de Marocains piégés dans les deux villes à cause du Covid-19.


Des propos rapidement démentis par la Délégation du gouvernement à Sebta. D’après un communiqué repris par la presse locale ibérique, l’autorité espagnole nie catégoriquement vouloir expulser des mineurs marocains non accompagnés.


Pour la délégation du gouvernement de Sebta, aucune liste de 700 personnes n’existerait, comme mentionné par Le360. On rappelle également que la loi interdit toute expulsion de mineurs, ajoutant que dans la liste des personnes à rapatrier, il n’y a aucun Algérien ou autre personne de la région. L’autorité espagnole rappelle qu’elle est prête à fournir une liste, si le Maroc en demande et que celui-ci, n’a jusqu’à présent, fournit aucune liste de personnes éligibles au retour aux autorités de l’enclave espagnole.


Apportant une précision sur les Marocains bloqués à Sebta, la délégation du gouvernement précise qu’il s’agit plutôt de 350 personnes, comprenant des travailleurs hébergés dans les mosquées, dans les pensions et les maisons privées, en plus d’autres citoyens.


Selon des sources espagnoles consultées par Le Desk, « tous ceux que l’Espagne veut renvoyer ont des papiers, mais certains (à Sebta) n’ont pas de passeport mais une simple carte d’identité avec laquelle ils ont pu rentrer. Parmi ceux qui sont à Sebta et Melilla il y a des travailleurs frontaliers, des femmes de ménage qui travaillaient dans les deux villes mais aussi des touristes marocains qui voyageaient en Europe, des malades qui suivaient des traitements… »


Au sujet de la coopération avec les autorités de Tétouan, la délégation du gouvernement qualifie la position de leurs homologues d’ « ambiguë » et dit attendre une communication de leur part.

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