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19.11.2024 à 12 H 25 • Mis à jour le 19.11.2024 à 12 H 35 • Temps de lecture : 4 minutes
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Culture

L’UNESCO statuera en décembre sur l’inscription du henné au patrimoine mondial immatériel

L’Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) statuera en décembre prochain sur la candidature portée par le Maroc et quinze autres pays arabes pour inscrire le Henné à la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Le projet de décision sera soumis au vote lors de la 19ème session du comité pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, qui se tiendra du 2 au 7 décembre à Asunción, au Paraguay, selon l’ordre du jour de cette session, consulté par Le Desk.


Le dossier « Henné : rituels, esthétique et pratiques sociales » est le fruit de la collaboration entre le Maroc, les Émirats arabes unis, l’Algérie, Bahreïn, l’Égypte, l’Iraq, la Jordanie, le Koweït, la Mauritanie, Oman, la Palestine, le Qatar, l’Arabie saoudite, le Soudan, la Tunisie et le Yémen. L’adoption de la proposition en décembre prochain dépendra d’un ensemble de critères, dont la présence de l’élément du henné « à travers toute une série d’arts, de rituels, de cérémonies et de pratiques sociales dans tous les États participants », selon la même source.


La décision tiendra par ailleurs compte du fait que « les détenteurs et praticiens de cet élément incluent des communautés, des groupes et des individus des deux genres et de différents groupes d’âge, milieux et classes sociales », que «  les connaissances et compétences associées à l’élément sont transmises des générations plus âgées aux plus jeunes par l’observation, l’imitation, la simulation et la pratique  » et que « les rituels du henné ont diverses fonctions sociales et significations culturelles  ».


Le comité évaluera en outre si le dossier de candidature « explique comment le henné contribue à divers aspects du développement durable  » et comment « des communautés, groupes et individus des États soumissionnaires ont contribué à la planification ainsi qu’à la mise en œuvre des mesures de sauvegarde par le biais de diverses réunions et ateliers organisés au cours du processus de candidature ».


La même source rappelle : « Lors du Moussem de Tan-Tan au Maroc qui s’est tenu en juin 2019, plusieurs organisations de la société civile ont exprimé leur souhait d’inscrire l’élément du henné sur la Liste représentative pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. L’idée a été largement accueillie par les pays participant aux activités du festival ». Ainsi, un coordinateur a été désigné et des équipes de travail sur le terrain ont été formées dans chaque pays pour préparer le dossier de candidature. Ces équipes, composées d’experts, de chercheurs, de collecteurs de données sur le terrain, de représentants des organisations de la société civile concernées et de praticiens individuels se sont chargées de la préparation de la candidature, notamment par des activités d’inventaire et par la collecte de données, de vidéos, de photos et de lettres de consentement, détaille le comité de l’UNESCO.


Dans ce cadre, note le document consulté par Le Desk, des consultations et des réunions ont été organisées avec des femmes spécialisées dans les gravures au henné, des guérisseurs traditionnels, des artisans et des patrons de centres de beauté, et autres. Les participants à ces réunions « ont identifié les mesures de sauvegarde actuelles et en ont proposé nouvelles. Les États soumissionnaires se sont réunis par l’intermédiaire de leurs représentants en septembre dans l’émirat d’Abou Dhabi afin de compiler les informations recueillies, identifier les pratiques communes et souligner l’importance de mettre en valeur la diversité des pratiques que chaque pays souhaitait mettre en avant ».


Le processus de préparation du dossier a abouti à un projet de déclaration publié en septembre 2022, rappelle le même document. « Dans chaque État soumissionnaire, cette déclaration a été présentée aux communautés, groupes et individus concernés par l’intermédiaire de leurs représentants d’organisations de la société civile, dans le but de leur permettre de soumettre des propositions finales. Tous les commentaires ont été pris en compte lors de la publication du projet final  ».

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