En continu
Les dernières informations en temps réel

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
28.01.2019 à 20 H 47 • Mis à jour le 28.01.2019 à 20 H 47
Par
Hirak

Nasser Zafzafi accuse ses geôliers de maltraitance médicale, la DGAPR parle d’automutilation

Le leader du Hirak rifain, condamné à 20 ans de prison, a été admis samedi dernier au CHU Averroès après qu’il ait ressenti des douleurs au niveau des membres inférieurs, réduisant ses capacités motrices, d’après son père Ahmed qui dans un post Facebook, déclare lui avoir parlé au téléphone, et dit craindre pour son fils un risque d’AVC du fait d’un caillot de sang logé dans une de ses artères.


Il affirme que le détenu vient d’être à peine informé le 26 janvier des résultats d’une IRM effectuée en mars 2018, selon laquelle il souffrirait d’une obstruction artérielle au niveau de l’encéphale-droit. D’après Ahmed Zafzafi, qui une source médicale, l’examen a montré que celle-ci s’accentue, d’où cette récente crise de douleurs. Le chef du service de neurologie aurait ainsi préconisé un transfert urgent à l’hôpital militaire de Rabat.


A l’origine de son mal, Zafzafi père évoque les conditions de son interpellation musclée en mai 2017. Depuis, selon la défense du détenu, les médecins lui ont prescrit des antidouleurs en cellule.


De son côté, l’Administration pénitentiaire accuse, dans un communiqué relayé par la MAP, Nasser Zefzafi d’avoir tenté de « semer le trouble et l’anarchie par des comportements contraires à la loi ». Le prisonnier a été, selon la même source, « transféré à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires à cause d’une enflure de la main résultant d’une blessure qu’il s’est infligée par lui-même ».


« Le détenu a demandé samedi à 18h30 des soins à cause de douleurs qu’il a dit sentir au niveau de l’un de ses pieds », précise l’Administration pénitentiaire dans son communiqué, ajoutant que « lorsque l’infirmier s’apprêtait à apporter ces soins, le détenu a jeté les équipements de soins et s’est volontairement blessé en frappant sa main par l’extrémité d’un bureau, réclamant la présence du directeur et du médecin et alléguant que les soins qu’il a reçus étaient insuffisants ».


L’Administration rappelle « avoir transféré le détenu en question à plusieurs reprises à l’hôpital, sur sa demande, pour réaliser des examens spécialisés sur certains de ses articulations inférieures ».

Par
Revenir au direct