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14.06.2017 à 16 H 18 • Mis à jour le 14.06.2017 à 23 H 57
Par et
Sahara

Procès Gdim Izik : perpétuité requise contre les 24 accusés

Le parquet a demandé à la Cour, à l’issue de son audience, la condamnation des individus poursuivis dans le cadre du procès de Gdim Izik pour les faits ce dont ils sont accusés, a souligné, mardi, le procureur général du Roi près la Cour d’appel de Rabat, Hassan Daki. Le procureur du roi a requis la peine de réclusion maximale à l’encontre de chacun des 24 accusés du procès de Gdeim Izik


Dans une déclaration à la presse, à l’issue de l’audience tenue à la Chambre criminelle près l’annexe de la Cour d’appel à Salé, Daki a indiqué que le parquet est persuadé que les pièces à conviction examinées confirment la culpabilité des accusés dont certains ont été pris en flagrant délit, demandant leur condamnation pour les faits objets de poursuite.


Le parquet, a-t-il ajouté, a poursuivi aujourd’hui sa plaidoirie en évoquant de manière détaillée les crimes commis par chacun des accusés, soit en tant qu’exécutant ou participant, et confirmés par les témoignages des témoins, les vidéos filmées ou les communications interceptées.


Le parquet a également précisé que certains accusés ne se sont pas contentés d’agresser des éléments des forces de l’ordre ou de tuer certains d’entre eux, mais sont allés jusqu’à mutiler leurs cadavres après les avoir rassemblés et tenté de les bruler, en faisant fi de toutes les valeurs humaines, relève Daki.


Le fait de ne pas poursuivre les accusés devant le tribunal militaire pour séquestration des habitants du camp pour en faire des boucliers humains ne signifie pas qu’ils n’ont pas commis ce crime, mais parce que les victimes séquestrées n’étaient pas des militaires et pas conséquent cette question ne fait pas partie des compétences de cette juridiction, a-t-il fait savoir.


A la fin des plaidoiries du parquet et en réponse à une requête de la défense des accusés, la Cour a décidé de poursuivre mercredi matin l’examen de cette affaire en donnant la parole aux avocats des accusés, a poursuivi Daki.


Le procureur général a précisé que sur ordre de la Cour, le greffier s’est rendu au lieu de détention des accusés au siège de la Cour pour donner lecture au PV de l’audience, mais, ces derniers l’ont interrompu comme d’habitude et refusé de l’écouter, tout comme il s’est rendu à l’établissement pénitentiaire pour informer les autres accusés des suites de l’audience.


Par ailleurs, Daki a souligné que les accusés en état d’arrestation ont été ramenés à la Cour à l’exception de 3 qui ont présenté des certificats médicaux délivrés par le médecin de l’établissement pénitentiaire, ajoutant que deux accusés en état de liberté se sont présentés, ainsi que les avocats commis d’office, dans le cadre de l’assistance judiciaire, et les avocats de la partie civile.


D’autre part, selon l’ACAT, association française qui défend les accusés, “il est nécessaire que le président français évoque publiquement la question du procès emblématique de Gdeim Izik actuellement qui se déroule actuellement devant la Cour d’appel de Rabat. Mardi 13 juin, l’ACAT a déposé une requête auprès de plusieurs rapporteurs spéciaux  de l’ONU  pour dénoncer les violations graves subies par les 24 militants politiques et défenseurs des droits de l’homme sahraouis qui font l’objet d’un procès inique, caractérisé notamment par la prise en compte d’aveux signés sous la torture” .



Le procès de Gdim Izik se tient devant la Chambre criminelle près la Cour d’appel à Salé, après la décision de la Cour de cassation d’annuler le verdict prononcé contre les mis en cause par le tribunal militaire en 2013.


Le tribunal militaire de Rabat avait prononcé, le 17 février 2013, des peines allant de 20 ans de prison ferme à la perpétuité contre les accusés dans ces événements, poursuivis pour “constitution de bandes criminelles et violences sur les forces de l’ordre ayant entraîné leur mort avec préméditation, mutilation de cadavres et complicité” .


Les violences de Gdim Izik avaient fait 11 morts et 70 blessés parmi les forces de l’ordre et quatre parmi les civils, ainsi que d’énormes dégâts matériels au niveau des établissements publics et des biens privés.

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