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19.07.2021 à 13 H 12 • Mis à jour le 19.07.2021 à 13 H 38
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Surveillance

Projet Pegasus: le Maroc rejette les accusations et demande « des preuves scientifiques ».

D’après un communiqué diffusé ce lundi par l’agence de presse MAP, le gouvernement marocain « fait part de sa grande surprise devant le fait que des journaux étrangers affiliés à Forbidden Stories publient de fausses informations, de manière régulière et coordonnée, depuis ce dimanche ». Sans commenter dans le détail les révélations faites par le consortium de médias internationaux mené par Forbidden Stories en partenariat avec Amnesty International dans le cadre du Projet Pegasus, le Maroc rejette les accusations et demande à apporter « des preuves scientifiques ».


Selon la communication gouvernementale, « les journalistes revendiquent faussement que le Maroc a piraté les téléphones de plusieurs personnalités publiques nationales et étrangères, à l’aide d’un logiciel ». « Le gouvernement affirme rejeter ces fausses allégations, les condamne dans leur intégralité dans le détail, et confirme qu’elles ne sont pas fondées sur la réalité, à l’instar des allégations précédentes formulées par Amnesty International à cet égard », peut-on lire.


Le Maroc rappelle « à l’opinion publique nationale et internationale que le Royaume du Maroc est un État de droit dans lequel la confidentialité des communications personnelles est garantie par la force de la constitution, conformément aux obligations conventionnelles du Royaume, et conformément aux lois et mécanismes judiciaires et non judiciaires qui garantissent la protection des données à caractère personnel et la cybersécurité pour tous les citoyens et étrangers résidant au Maroc », précise-t-on.


« En vertu de la constitution, il n’est pas possible d’accéder aux communications personnelles, de les publier ou de les utiliser contre quiconque, sauf par une ordonnance judiciaire émise par le pouvoir judiciaire », indique-t-on. « Le gouvernement du Royaume du Maroc n’a jamais acquis de logiciels d’information pour pénétrer dans les dispositifs de communication, et les pouvoirs publics n’ont jamais mené de telles actions », ajoute le communiqué. On reproche également au groupe de rédactions de ne pas avoir fourni les preuves pour prouver les allégations.


« Conscient des arrière-pensées et des visées derrière la diffusion de ces allégations mensongères et de leur contexte », le Maroc « comme il l’a fait pour Amnesty International, de fournir des preuves réalistes et scientifiques qui peuvent faire l’objet d’une expertise et d’une contre-expertise professionnelles, impartiales et indépendantes sur la véracité de ces allégations », affirme le gouvernement.


Enfin, le communiqué conclut que « Le gouvernement du Royaume du Maroc se réserve le droit de prendre les mesures qu’il juge appropriées face aux allégations mensongères véhiculées par le collectif précité et qui visent à porter atteinte à l’image du pays, à ses acquis dans le domaine des libertés et droits fondamentaux, à son statut et à ses intérêts suprêmes ».

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