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07.03.2019 à 10 H 03 • Mis à jour le 07.03.2019 à 15 H 12
Par
Rif

Un remuant avocat du Hirak a obtenu l’asile politique en France

Condamné à deux ans de prison ferme il y a de cela environ une année, et en exil depuis, l’avocat Abdessadek El Bouchtaoui, a obtenu officiellement l’asile politique en France.


Cette information a été confirmée par le concerné dans une déclaration donnée à l’agence de presse espagnole EFE.


Al Bouchtaoui a déclaré  qu’il a reçu « avec joie et satisfaction » la décision du gouvernement français de lui accorder l’asile politique en France le 13 février, ainsi qu’à son épouse et à leurs trois enfants.

« Ma famille a subi à mes côtés les mêmes pressions et le même harcèlement qui ont même conduit à des menaces de mort pour avoir défendu les droits de l’homme au Maroc », a-t-il dit.


En outre, il a ajouté que les autorités françaises ont décidé de lui accorder, ainsi qu’à sa famille, un permis de séjour de dix ans et qu’il poursuivrait son action en faveur des droits de l’homme dans la région du Rif et dans le reste du pays.


Le parquet reprochait au très remuant avocat des détenus du Hirak du Rif, d’avoir « insulté des fonctionnaires et des représentants de l’autorité dans l’exercice de leur fonction », en plus d’avoir « menacé » et « insulté » des représentants d’institutions publiques ainsi que pour « incitation à commettre des délits » et « organisation de rassemblements non autorisés ».


La condamnation d’El Bouchataoui à vingt mois de prison établit « un dangereux précédent », avait estimé Amnesty International. La peine a même été portée à deux ans en avril, mais entre-temps, l’avocat s’était enfui avec sa famille en Europe, profitant du fait que la peine de première instance était encore provisoire.


L’avocat est le visage le plus médiatique de la défense de centaines de militants rifains arrêtés et jugés devant les tribunaux marocains pour leur participation aux manifestations qui ont éclaté dans la région du Rif fin 2016 et ont duré plusieurs mois.


Après la décision de l’Etat marocain de recourir à des moyens répressifs pour mettre fin à la révolte du Rif, des dizaines de militants locaux se sont réfugiés, légalement et clandestinement, dans des pays européens, bien que le nombre de ceux qui ont obtenu un refuge politique soit encore très réduit, a précisé EFE.

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