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11.03.2017 à 20 H 15 • Mis à jour le 11.03.2017 à 20 H 15
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Diplomatie

Abdelilah Benkirane banni de la visite d’Alfonso Dastis, chef de la diplomatie espagnole ?

Le chef du gouvernement désigné aurait été écarté du programme de la visite officielle effectuée le 13 février par Alfonso Dastis, ministre espagnol des Affaires étrangères. Les diplomates espagnols avaient demandé qu’une rencontre soit prévue, mais ils en auraient été dissuadés. Un second revers après les vives réprimandes de Salaheddine Mezouar adressées à Benkirane après sa sortie sur la Russie ?

Lors d’une réunion préparatoire une semaine avant la visite d’Alfonso Dastis, ministre espagnol des Affaires étrangères effectuée à Rabat le 13 février, des diplomates en charge du programme protocolaire avaient demandé à leurs homologues marocains de prévoir une entrevue avec le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane, comme ce fut l’occasion à d’autres occasions.


Ceux-ci, rapporte le journaliste Ignacio Cembrero dans un article publié ce samedi 11 mars sur le site algérien TSA, ont tout bonnement dissuadé leurs interlocuteurs d’une telle démarche. « Ils ont répondu à leurs collègues espagnols qu’il n’était pas nécessaire de fixer un rendez-vous avec Benkirane. Cet islamiste modéré était en quelque sorte politiquement fini aux yeux du palais », écrit Cembrero. Sollicité par Le Desk, le ministère des Affaires étrangères n’a pas fait de commentaire.


Un précédent presque analogue avec la Russie

Début décembre 2016, les critiques du Chef du gouvernement désigné à l’endroit de la Russie dans le dossier syrien lui avaient valu un sévère et humiliant rappel à l’ordre par la voix de son ministre des Affaires étrangères.


Rédigé sous forme d’une cinglante mise au point, le communiqué de Salaheddine Mezouar expliquait que les positions diplomatiques officielles du Maroc « interviennent à la suite d’une évaluation réfléchie et d’un processus d’interaction et de validation impliquant plusieurs acteurs et institutions » et non le fait « d’improvisions hasardeuses », et de « points de vue personnels » faisant référence aux propos de Benkirane, sans jamais le citer nommément.


« Sa Majesté demeure le garant de la constance et de la pérennité des positions diplomatiques du Royaume du Maroc, et du respect de ses engagements internationaux », concluait le communiqué qui désavouait Benkirane à deux niveaux : sur sa position exprimée réduite à de l’improvisation sans maîtrise des enjeux géopolitiques, mais aussi et surtout sur ses véritables prérogatives de Chef de gouvernement désigné.

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