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20.09.2022 à 10 H 19 • Mis à jour le 20.09.2022 à 10 H 24
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Deal

Fusion Majorel-Sitel avortée: les premières indiscrétions

L'annonce avait été faite le 20 juin dernier : La fusion entre Majorel, formé par Bertelsmann et Saham (Moulay Hafid Elalamy), avec Sitel Group, contrôlé par la famille Mulliez. Un rapprochement qu'on avait avancé devant être clos vers fin 2022 ou début 2023.


On mentionnait un paiement en espèces de la part de Sitel de 440 millions d'euros aux actionnaires de Majorel.


Sauf que depuis ce lundi soir les choses ont changé : dans un communiqué diffusé par Majorel et Sitel, on annonce l'interruption des discussions sur un éventuel rapprochement. « La décision fait suite à des efforts intensifs pour mener à bien l'opération mais, malgré une due diligence achevée et des synergies validées entre les deux sociétés, l'alignement n'a pas pu être atteint sur la structure finale de la transaction dans le contexte de l'environnement macroéconomique actuel », fait-on savoir.


Selon les première indiscrétions, il s'agirait en réalité « de divergences de fonds apparues lors de la période de négociation, notamment lors de la phase de Due Diligence », avance pour sa part Forbes France.


Pendant cette phase, où les partenaires sont invités à ouvrir leurs livres de compte, « est apparue une asymétrie financière de la capacité d'endettement entre les deux entreprises », précise Forbes, citant une source fiable qui a conseillé les parties sur le plan financier.


« En clair, l'une des deux parties serait très endettée, et l'autre pas, aliénant ainsi les chances de succès de la fusion », relève-t-on de même source.


On ajoute que Sitel aurait financé une opération de croissance externe antérieure, le rachat de Sykes en septembre 2021 en ayant recours à 100 % à de la dette. Un emprunt négocié par la banque anglaise ayant conseillé Sitel qui s'est fait avec un taux variable. Ce qui n'a pu qu'être impacté par la crise ukrainienne, poursuit-on.


Les taux d'intérêts supplémentaires de plusieurs millions d'euros auraient changé la donne, pesant sur bilan du nouvel ensemble et « modifiant les modélisation financières et réduisant l'effet des synergies projetées ». « Un point d'achoppement » pour Majorel, alors que Sitel souhaitaient conserver « les paramètres originels du deal ».

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