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28.01.2022 à 03 H 45 • Mis à jour le 28.01.2022 à 03 H 46
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Polémique

« Morocco Tech »: Au Parlement, le PJD demande des comptes à Ghita Mezzour

La polémique autour de la marque technologique « Morocco Tech » atterrit au parlement. Mustapha Ibrahimi, député du groupe parlementaire du Parti de la justice et du développement (PJD-opposition) a introduit le 24 janvier une question écrite à l’adresse de la ministre de la Transition numérique, Ghita Mezzour, s’appuyant essentiellement sur ce qu’a rapporté la presse.

 

« Votre ministère a approuvé le projet de la marque nationale de promotion numérique « Morocco Tech » sur proposition de la Fédération marocaine de la technologie et de l’offshoring Apebi, malgré le fait que le précédent ministre l’ait rejeté », lit-on de la question puisée d’une assertion parue dans un article du 1.ma. La réalité, cependant est que Moulay Hafid Elalamy, alors ministre de l’Industrie, avait appuyé le projet dans sa précédente mouture et au-delà du simple label numérique, jusqu’à défendre en vain un contrat-programme avec l’Apebi dont la syndication lui a été refusée in extremis par son collègue des Finances, Mohamed Benchaâboun, comme Le Desk l’a relaté dans son enquête.


Ibrahimi s’interroge par ailleurs sur le fonds Innov Invest, géré par Tamwilcom (ex-Caisse centrale de garantie (CCG), reprenant à son compte l’essentiel des accusations parues dans le1.ma, en affirmant que la Caisse a accordé « l’accréditation à une société fantôme sans expérience ni justificatif », la qualifiant « d’application web de demande en ligne (…) grevée d’un impayé d’impôt d’un montant de 585 211 dirhams ».


« Cette société fantôme bénéficie de prêts pour accompagner des entreprises en démarrage et des projets innovants dans le but d’atteindre le financement de 20 projets, se considérant comme un incubateur de start-ups », accuse le député du parti de lampe, faisant ainsi référence, sans la citer à LaFactory, dirigée par Mehdi Alaoui, vice-président sortant de l’Apebi.


Un article de Medias24, paru à l’aune de l’affaire « Morocco Tech » et bien qu’il ne traite pas du cas spécifique de LaFactory, objet de controverses sur son coût d’intermédiation, décrit les conditions d’accès au financement déployées par Tamwilcom au profit des start-ups. Ces mécanismes de soutien à travers trois lignes de financement du fonds, explique Tamwilcom, sont mis à disposition des bénéficiaires à travers des incubateurs agrées sous diverses formes. Appelée à témoigner, Tamwilcom insiste pour dire qu’elle n’a pas vocation à subventionner les structures d’accompagnement, mais que la rémunération de ces entités labellisées se fait de manières différenciées, dont la facturation de prestation à géométrie variable… 


Ibrahimi interroge aussi la ministre encartée au PAM sur le processus « d’usurpation » ayant entouré la réservation du nom de domaine moroccotech.org au nom d’une autre entité, Media Mobility, appartenant à Alaoui dans ce qu’il considère comme étant « un apparent conflit d’intérêts » et sur le rejet de la marque Morocco Tech au nom de l’Apebi par l’Office de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC) puis son transfert au ministère « dans des circonstances mystérieuses ».


Le député demande si « une enquête sur ces violations » sera ouverte et « comment (le) ministère a mis l’enseigne nationale de promotion numérique « Morocco Tech » entre les mains d’une entreprise qui a commis des infractions qui, si elles étaient avérées, engageraient sa responsabilité judiciaire ».

 

Dans une interview accordée à La Nouvelle Tribune, Mehdi Alaoui a dénoncé de son côté au sujet des articles de presse l’ayant rudoyé, « des attaques ad hominem, contre lesquelles des procédures en diffamation sont en cours ».


D’une réunion de crise informelle organisée à l’Apebi le 26 janvier, Le Desk a appris que ses membres présents ont exprimé la volonté de faire corps contre « ce qui écorne l’image de la fédération » sur fond de débat houleux quant à la succession du binôme présidentiel sortant –  Amine Zarouk-Mehdi Alaoui –  dont le mandat s’est achevé le 14 janvier. Sur la table, l’éventualité de reporter la prochaine assemblée générale élective prévue le 3 février. Une option qui ne fait cependant pas l’unanimité, tant sur le fond que sur la forme de sa mise en débat.

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