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SÉRIE EP. 7
17.03.2026 à 14 H 33 • Mis à jour le 17.03.2026 à 15 H 41 • Temps de lecture : 16 minutes
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Affaire Barid Al-Maghrib : l’ex-DG de Chronopost condamné pour blanchiment d’un crime qu’il n’a pas commis

ENQUÊTE EXCLUSIVE (1/2) Il a découvert le plus grand scandale de l'histoire de Barid Al-Maghrib, a déposé plainte et a failli y perdre la vie… pour se retrouver ensuite derrière les barreaux pendant deux ans. Abderrahim El Idrissi, lanceur d’alerte dans l’affaire que nous avions révélée, a été condamné une deuxième fois pour blanchiment d’argent. Un véritable coup de massue pour un homme déjà à terre, et dont les chances de sortir de l’enfer des tribunaux s’amenuisent. Enquête

Imaginez-vous avoir économisé toute votre vie, honoré vos traites chaque mois pendant des années et grimpé les échelons d'une entreprise publique à force de travail et de rigueur, pour finalement vous offrir ce que beaucoup de Marocains rêvent de posséder : un toit pour leur famille, et quelques investissements dans des biens pour se mettre à l’abri des temps difficiles.


Imaginez ensuite qu'un jour, la justice vienne frapper à votre porte pour vous signifier que tout cela a été obtenu de manière illégale. Que votre maison, votre héritage et vos locaux commerciaux sont gelés. Et que vous êtes condamné pour blanchiment d'argent, au motif d'avoir dissimulé le produit d'un crime dont vous avez été explicitement innocenté, non sans avoir passé près de deux ans derrière les barreaux. C'est ce qui arrive aujourd'hui à Abderrahim El Idrissi, l'homme qui avait dénoncé le plus grand scandale financier de Barid Al-Maghrib.


Seize mois après les révélations du Desk, l'affaire Barid Al-Maghrib connaît un nouveau et sombre rebondissement. Abderrahim El Idrissi, ex-directeur général de Chronopost Maroc, filiale commune de Poste Maroc et de son homologue française, vient d'être condamné pour blanchiment d'argent. Cette condamnation est la seconde, alors que la première avait été annulée à la suite des contestations de Abderrahim El Idrissi. Il est aujourd'hui, encore une fois, cloué au pilori, avec le gel de ses biens que la justice considère avoir été obtenus illégalement. Il compte faire appel.


La décision sidère, tant elle repose sur une logique juridique inversée : l'homme n'a jamais été reconnu coupable de détournement de fonds, mais seulement de « négligence grave ». La justice lui reproche pourtant la propriété de biens qu’il a acquis, preuves à l’appui, de manière parfaitement légale et à la sueur de son front, tout au long de sa carrière. Et elle l’a condamné sous l’accusation d’avoir blanchi le produit d'un crime qu'il n'a pas commis, et dont les principaux auteurs sont toujours en fuite.


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Par @soufianesbiti
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