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Mustapha Amhal, héritier d'El Haj Mohamed Amhal, fondateur historique de Petromin Oils du Maroc
30.12.2025 à 20 H 57 • Mis à jour le 31.12.2025 à 12 H 51 • Temps de lecture : 19 minutes
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Petromin Oils : dans les coulisses de la bataille judiciaire du clan Amhal

ENQUÊTE Les héritiers de Haj Mohamed Amhal, fondateur de Petromin Oils du Maroc, livrent une guerre judiciaire et juridique acharnée pour récupérer ce qu'ils estiment être leur héritage spolié. Au cœur du litige : 59% du capital de l'un des principaux opérateurs pétroliers du Royaume. Une affaire qui mêle accusations de fraude, expertises contradictoires et connexions avec les cercles du pouvoir économique

Dans les travées de la Cour d'appel de commerce de Casablanca, une bataille judiciaire se joue depuis plusieurs mois. D'un côté, les héritiers de Haj Mohamed Amhal, fondateur historique de Petromin Oils du Maroc. De l'autre, un groupe d'actionnaires mené par Mohamed Fadile, aux commandes de la société depuis près de trois décennies. L'enjeu ? Le contrôle d'une entreprise qui affiche plus de 5 milliards de dirhams (MMDH) de chiffre d'affaires et occupe la 7e place sur le marché pétrolier marocain.


L'affaire oppose deux visions irréconciliables d'événements survenus en 1997, soit il y a 27 ans. Entre-temps, les héritiers Amhal accusent : leur participation majoritaire aurait été diluée progressivement jusqu'à disparaître complètement des registres, sans qu'aucune transaction formelle ait jamais été conclue. Une allégation que réfutent catégoriquement les actuels actionnaires, qui assurent avoir agi dans le strict respect du cadre légal.


L'empire perdu du fondateur

Tout commence en 1991. Haj Mohamed Amhal, entrepreneur aguerri du secteur pétrolier, s'associe avec la société saoudienne Petromin Lubricating Oil Company pour créer Petromin Oils du Maroc. Une joint-venture prometteuse qui combine l'expertise locale et les capacités financières du géant de Djeddah. Quatre ans plus tard, en 1995, le patriarche décède. Ses héritiers, dont son fils Mustapha, se retrouvent à la tête d'un patrimoine conséquent : une participation qu'ils estiment à 59 % du capital.


Dans une installation de stockage du groupe Petromin en Arabie saoudite.Dans une installation de stockage du groupe Petromin en Arabie saoudite. Crédit : Petromin


C'est à ce moment charnière que Mohamed Fadile, alors actionnaire minoritaire, prend les rênes de la gestion avec l'accord de la famille. Les trois clans – Amhal, Fadile et Bicha, tous originaires du Souss – entretiennent alors des relations de confiance forgées par des décennies de commerce et d'origines communes.


Mais cette confiance sera, selon les héritiers Amhal, trahie. En juin et septembre 1997, deux assemblées générales extraordinaires actent une série de transferts d'actions. Des procès-verbaux sont signés, légalisés, enregistrés auprès de l'administration fiscale et publiés au Bulletin officiel. Mustapha Amhal, administrateur de la société, appose sa signature sur ces documents.


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