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06.02.2017 à 03 H 59 • Mis à jour le 06.02.2017 à 04 H 03
Par
Contestation rifaine

Violents heurts entre manifestants et forces de l’ordre dans la province d’Al Hoceima

Dans le centre de Boukidan, localité de la province d’Al Hoceima où des heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont duré jusque tard dans la nuit du 5 février. CAPTURE VIDEO
27 blessés sont à dénombrer parmi les forces de l’ordre à Boukidan, selon les autorités lors d'affrontements qui ont duré tard dans la soirée du 5 février. La DGSN dément par ailleurs l’usage de balles en caoutchouc ou de gaz lacrymogènes. Aucune arrestation n'a eu lieu selon les mêmes sources officielles

La région d’Al Hoceima est de nouveau entrée en ébullition dans le sillage des manifestations répétitives qu’ont connues plusieurs localités du Rif depuis le déclenchement d’un mouvement de protestation après la mort tragique de Mohcine Fikri en octobre dernier. Selon plusieurs activistes, les sit-in avaient à l’origine pour motif de célébrer le 54ème anniversaire de la mort d’Abdelkrim Khattabi, figure historique de la lutte contre le joug colonial espagnol.


« Le mouvement contestataire d’Al Hoceima a appelé la population locale à se rassembler, ce dimanche 5 février, pour célébrer l’événement, mais aussi pour maintenir la ‘forme contestataire sociale’ qui s’est déclenchée après la mort atroce de Mouhcine Fikri », avait annoncé RifOnline.


Dans une vidéo publiée sur Facebook, Nasser Zafzafi, le chef de file du mouvement, avait invité les manifestants à se rejoindre ce dimanche à partir du 14h.



Selon des médias locaux dont Rif24, des affrontements ont duré près de 7 heures d’affilée à Boukidan entre manifestants et forces de l’ordre. Certaines sources concordantes affirment que des jeunes ont afflué de localités et villages avoisinants, notamment d’Imzouren, pour prêter main forte aux manifestants. Des coupures d’électricité ont été constatées et plusieurs routes de la région ont été bloquées.


Plus tôt dans la journée du 5 février, un grand rassemblement devait avoir lieu sur la place principale d’Al Hoceima, mais comme le 4 janvier, les autorités locales l’ont empêché.



« Suite à l’organisation par un groupe de personnes de sit-in de protestation, dimanche au Centre de Boukidaren, sans satisfaire les conditions légales en vigueur en la matière, et après avoir bloqué volontairement la voie publique, les autorités publiques sont intervenues, dans le respect total des règles et dispositions légales, afin de disperser ces attroupements et rétablir le trafic routier », déclarent les autorités locales de la province d’Al-Hoceima, selon une dépêche MAP.


Lire aussi : Que veut Nasser Zafzaf, l’activiste qui mène la contestation rifaine ?


« Lors de cette intervention, certains manifestants ont procédé à des jets de pierres à l’encontre des forces de l’ordre public, blessant 27 éléments, qui ont été transférés à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires », affirme la même source.


« Les autorités sécuritaires compétentes ont procédé à l’ouverture d’une enquête sur ce sujet, sous la supervision du parquet général, afin de déterminer l’identité des agresseurs et prendre les mesures légales qui s’imposent », poursuivent les autorités.


 

Par ailleurs, la direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a démenti l’usage par les éléments de la force publique chargée du maintien de l’ordre d’armes à balles en caoutchouc ou de bombes lacrymogènes pour disperser un rassemblement sur la voie publique, dimanche à midi et dans l’après-midi, à l’intérieur de la compétence territoriale des services de la Sûreté nationale à Al Hoceima.


Dans une mise au point parvenue à la MAP, la DGSN assure « qu’aucun type d’arme de fonction n’a été utilisé » et que « personne n’a été arrêté dans le cadre de ces événements », affirmant que les informations relayées dans ce sens sont fausses.


La même source affirme, en revanche, que les forces publiques se sont interposées à l’organisation par un groupe de personnes d’un rassemblement sur une place publique dans la ville d’Al Hoceima, en application d’une décision d’interdiction émanant des autorités locales compétentes et notifiée aux concernés, ce qui a poussé certains d’entre eux à procéder à des jets de pierres à l’encontre des éléments de la force publique, infligeant des blessures corporelles à un nombre d’éléments de la Sûreté.


Ce démenti, poursuit la DGSN, intervient suite à des informations publiées sur internet prétendant que les éléments de la Sûreté nationale auraient tiré des balles en caoutchouc pour disperser les personnes qui se sont rassemblées dans la ville d’Al Hoceima.