Newsroom
Le meilleur de l’actualité au fil des événements

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
27.02.2017 à 06 H 52 • Mis à jour le 27.02.2017 à 06 H 57
Par
Diplomatie

La Zambie conteste-t-elle le retrait de sa reconnaissance de la «RASD»?

Le ministre zambien des Affaires étrangères Harry Kabala aux côtés de Nasser Bourita à Rabat en juillet 2016 pour annoncer la rupture des relations diplomatiques avec la RASD. DR
Un draft de communiqué émanant de l’officier des relations publiques du ministère des Affaires étrangères zambien daté du 26 février conteste les propos faisant état du retrait de la reconnaissance de la « RASD » par Lusaka attribués par la MAP à Harry Kabala le 25 février

Couac diplomatique, nouvelle volte-face ou manipulation ? Selon des sources étrangères, la diplomatie zambienne a contesté dans un communiqué diffusé par Dorcas Ilunga Chileshe, officier des relations publiques du ministère des Affaires étrangères zambien, les propos attribués par la MAP à Harry Kabala contenus dans une dépêche datée du 25 février et largement repris par la presse nationale.



Dans un draft d’un communiqué transmis par Chileshe à l’agence de presse gouvernementale zambienne Zanis daté de dimanche 26 février, et dont Le Desk a obtenu copie sans pour autant pouvoir l’authentifier, celui-ci indique que « le Ministère des Affaires Etrangères tient à confirmer que, contrairement aux récents rapports des médias, la visite du roi du Maroc n’a pas abouti au retrait de la Zambie de la reconnaissance de la République arabe sahraouie démocratique ».


« Le Ministère tient à souligner que la Zambie soutient les efforts déployés par l’Organisation des Nations Unies pour parvenir à une solution définitive au différend régional concernant le Sahara occidental. À cet égard, et comme le veut notre tradition, la Zambie est disposée à apporter une contribution constructive à ces efforts, par une position de neutralité en engageant les parties concernées et en maintenant un dialogue actif », ajoute le communiqué.


« En outre, la Zambie considère le retour du Maroc à l’Union africaine comme une occasion pour la famille continentale d’amener cette question de longue date à une résolution amiable dans l’esprit africain de consensus, de dialogue et de respect mutuel », poursuit le document.


« Le Ministère tient à assurer le grand public que le communiqué publié le samedi 25 février 2017 demeure le compte-rendu de l’issue de la visite royale de Sa Majesté le Roi du Maroc », conclut le texte.


Lire aussi : La Zambie confirme la reprise de ses relations avec la “RASD”


Pourtant, le ministre des Affaires étrangères de la Zambie, Harry Kalaba, avait selon la MAP « confirmé sa déclaration du 9 juillet 2016 » concernant le retrait par Lusaka de sa reconnaissance de la « RASD ».


« Je réitère ma déclaration faite à Rabat le 9 juillet 2016 », dans laquelle il avait annoncé le retrait par la Zambie de sa reconnaissance de la RASD et la rupture de tous liens avec cette entité, affirmait l’agence officielle.



Une position qui faisait suite à la visite du roi Mohammed VI dans ce pays d’Afrique australe du 19 au 23 février désormais réputé pour être un swing state sur la question du Sahara. Kabala avait ajouté que « la Zambie soutient les efforts des Nations Unies pour parvenir à une solution finale au différend régional sur le Sahara occidental », soulignant que « la Zambie est effectivement désireuse de contribuer, de manière constructive, à ces efforts, à travers une position de neutralité ouverte sur les parties prenantes et maintenant un dialogue actif », toujours selon la MAP.


Reste qu’il n’existe aucune trace du communiqué faisant état de la supposée mise au point du 26 février sur les canaux de communication officiels de la Zambie, dont la plupart sont par ailleurs inactifs. Selon des sources diplomatiques consultées par Le Desk, le texte en question qui a été « rédigé sous la pression de l’Algérie et daté de dimanche 26 février n’a toujours pas été diffusé au grand public ». Jusqu’à ce jour, rien ne permet donc de l’authentifier formellement. Contacté par Le Desk, le ministère des Affaires étrangères zambien est demeuré injoignable.