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03.03.2017 à 13 H 15 • Mis à jour le 03.03.2017 à 13 H 15
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Politique

Istiqlal: un « coup de force » contre Hamid Chabat en vue du sacre de Nizar Baraka ?

Nizar Baraka, président du Conseil économique, social et environnemental (CESE). DR
Deux événements sont venus coup sur coup confirmer que le secrétaire général de l’Istiqlal est désormais en mauvaise posture pour un nouveau mandat à la tête du parti. Les sanctions contre Baddou et Ghellab ont été levées par la justice alors que le Comité exécutif réuni le 2 mars a évoqué l’éviction du zaïm

Le tribunal administratif de Rabat a décidé, ce vendredi 3 mars, de lever la suspension et le gel des activités de Karim Ghellab et de Yasmina Baddou pour une durée de 18 mois, mesures prises par la commission disciplinaire la de l’Istiqlal le 9 février après leur dénonciation publique des propos du secrétaire général Hamid Chabat sur la Mauritanie.


Une sanction qui avait concerné par ailleurs Taoufiq Hejira, président du Conseil national. « Le tribunal administratif a décidé ce vendredi matin de geler la suspension qui nous avez été infligée arbitrairement par la Commission de discipline du parti », a déclaré ce matin Yasmina Baddou au site Le360.ma.


Lire aussi : Hamid Chabat face au coup de Jarnac de ses 40 félons


Les deux « félons » avaient introduit une requête devant la justice. La raison invoquée par Baddou, parmi une dizaine d’arguments présentés à la Cour, étant la nécessité de « participer à la préparation du prochain Congrès du parti prévu le 31 mars », a-t-elle ajouté dans sa même déclaration au site d’information.


Des attaques significatives émanant du Comité exécutif

Par ailleurs, rapporte Telquel.ma, sur la base d’informations révélées par Goud.ma« un coup de force » est en préparation contre Chabat. Une réunion marathon et particulièrement tendue du comité exécutif de l’Istiqlal s’est tenue le 2 mars à laquelle ont participé 15 des 19 membres de cette instance de l’Istiqlal durant laquelle Hamid Chabat a été particulièrement pris à partie. Le Secrétaire générale, rapporte la presse, s’est notamment vu reprocher de nouveau « ses propos sur la Mauritanie, son intervention sur la chaine France 24 et l’organisation unilatérale de réunions régionales ».

 

Selon Goud.ma, la suspension d’Adil Benhamza et la mise à l’écart d’Abdelkader El Kihel, deux des plus proches lieutenants de Chabat, a été réclamée. Les discussions ont porté par ailleurs sur la représentativité du parti « qui doit refléter le résultat des urnes ». Cette question épineuse portée par les notables Hamdi Oueld Rachid (Sud) et Abdessamad Kayouh (Nord), forts de leurs bases populaires et soutiens instables de Chabat « devra être réglée avant le prochain Conseil national », assurent des sources internes.


Nizar Baraka en embuscade pour une relève annoncée

Ce conseil particulièrement décisif qui « pourrait faire l’objet d’un report à en croire une source au sein de la direction du parti », indique Telquel.ma, dans le contexte d’une éventuelle candidature de Nizar Baraka à la succession de Hamid Chabat et dont les puissants ténors cités plus haut auraient accepté l’adoubement.


En coulisses, la candidature surprise de Baraka est évoquée par de nombreuses sources au sein du parti. « Il est désormais présenté comme l’homme providentiel par une frange du parti excédée par le boulet Chabat », explique au Desk un proche du président du CESE. Abdallah Bakkali, président de la commission préparatoire du prochain congrès national du parti n’exclut pas cette éventualité sans la confirmer formellement. Il avait affirmé à Akhbar Al Yaoum que « Nizar Baraka ne pourra se présenter que si les statuts du parti sont amendés », mettant en exergue le fait que selon les dispositions précises des statuts actuels de l’Istiqlal, « seuls les membres du comité exécutif du parti peuvent briguer le poste de secrétaire général ». Mais le texte qui devra par ailleurs être révisé pour d’autres considérations pourrait être amendé durant le congrès national du parti prévu à la fin du mois de mars, mais dont la date devrait être repoussée.