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14.04.2017 à 15 H 28 • Mis à jour le 14.04.2017 à 15 H 29
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Influence

Selon les services de Abdellatif Hammouchi, les manifs rifaines sont téléguidées du Benelux

Abdellatif Hammouchi cumule depuis 2015 la direction de la DGST avec celle de la DGSN. FADEL SENNA / AFP
La DGST a choisi le canal de Jeune Afrique à Paris pour affirmer que la contestation qui agite Al Hoceima et sa région est attisée par des groupes indépendantistes basés aux Pays-Bas et en Belgique. L’hebdomadaire a par ailleurs été briefé sur la surveillance des réunions locales et des transferts de fonds en faveur des manifestants

Deux entités basées aux Pays-Bas et en Belgique « téléguideraient les manifestations qui secouent depuis plusieurs mois Al Hoceima », selon l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique qui atteste avoir consulté un document de la Direction générale de la surveillance du territoire marocain (DGST), le service de renseignement dirigé par Abdellatif Hammouchi, patron du pôle sécuritaire DGSN-DGST.


« Le mouvement revendicatif d’Al Hoceima dans le Rif est de plus en plus travaillé par des groupuscules indépendantistes » indique l’analyse confidentielle qui a identifié deux groupes particulièrement actifs au sein de l’émigration d’origine rifaine : l’ONG Agraw N’Arif et le Mouvement du 18 septembre pour l’indépendance du Rif.


Lire aussi : Al Hoceima, le wali Yaâkoubi va-t-il réussir à endiguer la contestation rifaine ?


Organisation de manifs, réunions et transferts d’argent

« Ces organisations auraient joué un rôle important lors de l’attaque le 26 mars d’une résidence policière et lors d’une marche le 9 avril, distribuant banderoles, gilets fluorescents et portraits d’Abdelkrim el Khattabi, le chef de l’éphémère République du Rif entre 1922 et 1925 », rapporte JA, citant la note.


Un homme portant une écharpe écoute les discours tenus en hommage à Houcine Fikri, le 4 novembre 2016. Le décès de Mouhcine Fikri, 31 ans, broyé par une benne à ordures le 28 octobre 2016, a provoqué une vague d'émotion sans précédent au Maroc. Le 4 Novembre, les habitants d'Al Hoceima, où il habitait, ont organisés une marche de la colère en sa mémoire, avec le souhait de réclamer que justice soit rendue. SEBASTIAN CASTELIER / LE DESK


L’hebdomadaire basé à Paris complète de plus cette « analyse » par « ses (propres) informations », indiquant dans un article non signé daté du 13 avril, que trois jours auparavant, alors que le nouveau ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, réservait sa première sortie dans le Rif, une brochette « d’indépendantistes » a participé à une réunion du Comité organisationnel temporaire de la « Mobilisation » (ou Mouvance populaire, selon les appellations) à Al Hoceima au café Espace Miramar. Composée d’une quarantaine de membres, celle-ci est accusée par la source anonyme de JA « d’inciter le comité à décréter la désobéissance civile ».


Lire aussi : La DGSN dément tout lien avec le dénigrement des Rifains sur Internet


La DGST surveille étroitement les transferts de fonds informels « hawalas » en provenance d’Europe et à destination d’Al Hoceima – certains d’entre eux participant selon elle « au financement de l’agitation rifaine », rapporte de plus JA, décidément bien briefé, mais qui demeure prudent dans son titre sous la forme interrogative : les indépendantistes rifains ont-ils lancé une OPA sur Al Hoceima ?