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23.04.2018 à 23 H 01 • Mis à jour le 23.04.2018 à 23 H 48
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Sahara: la résolution du Conseil de sécurité défavorable au Polisario

Un milicien du Polisario à Mijek, à l’est du berm de défense marocain le 14 janvier 2015. JOHAN PERSSON / KONTINENT
Le draft de la résolution des Nations Unies qui devrait être adopté ce mercredi par le Conseil de sécurité montre que les exigences du Maroc exprimées à l’ONU seront prises en compte. Le Polisario est appelé à se retirer de Guerguerat et de cesser toute action de déstabilisation. Il insiste sur la recherche d’une solution négociée réaliste et appelle l’Algérie à s’impliquer dans le processus qui doit mener à une paix durable

Inner City Press, organe spécialisé des coulisses des Nations Unies, a fuité le nouveau projet de résolution du Conseil de sécurité sur le Sahara Occidental qui devrait être adopté ce mercredi. Le document, dont Le Desk publie copie, rédigé par les Etats-Unis en tant que penholder, très mesuré à l’origine, porte de nombreuses retouches après une forte action diplomatique du groupe des “amis du Sahara Occidental” . Dans ce groupe, la France, membre permanent du Conseil de sécurité, a, selon nos sources, beaucoup pesé sur l’insertion de passages exigés en coulisses par le Maroc.


Celui-ci propose désormais au Conseil  d’exprimer sa préoccupation concernant l’annonce par le Front Polisario de la relocalisation de ses fonctions administratives à Bir Lahlou et appelle le Front Polisario de s’abstenir de toute action déstabilisatrice pouvant menacer le processus onusien . 


Le texte insiste sur la nécessité de trouver un compromis réaliste pour régler le conflit et requiert du Polisario de se retirer de la zone de Guerguerat, ce qui constitue là aussi un échec pour Brahim Ghali qui a fait de la zone le théâtre de ses incursions répétées depuis des mois, annonçant même avoir “libéré”  ce corridor de la présence marocaine lorsque Rabat avait entamé le bitumage de la route menant vers la Mauritanie.



Il est à souligner que la recommandation d’une visite technique du DPKO pour statuer sur la situation sur le terrain a été biffée, donnant encore sur ce point l’avantage au Maroc qui avait refusé catégoriquement cette initiative proposée à l’origine par le Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix (DOMP/DPKO), Jean-Pierre Lacroix. Tout un paragraphe rendant hommage à Christopher Ross, le précédent Envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, honni par Rabat, a lui aussi été retiré du projet de résolution.


Le document demande aussi aux pays riverains de s’engager et de remplir leur rôle spécial et essentiel dans le processus menant à une résolution du conflit. Une allusion faite à l’Algérie principalement, comme le souhaitait avec insistance le Maroc avant toute reprise de négociations directes, notamment lors de la réunion bilatérale à Lisbonne avec Horst Köhler en mars dernier, mais aussi dans une moindre mesure à la Mauritanie.


Il est maintenant fort probable que cette version de la résolution devrait être celle qui sera adoptée par le Conseil de sécurité le 25 avril. Elle est en l’état très défavorable au Polisario qui est pointé du doigt pour avoir eu des velléités de faire changer le format du conflit en s’installant durablement à l’est du mur de défense militaire marocain. Bien que le texte ne demande pas explicitement au Polisario de se retirer de Bir Lahlou ou de Tifariti, (contrairement à Guerguerat où il a pénétré dans la zone tampon à maintes reprises), il est sommé de ne pas y établir des représentations officielles de sa présence.