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05.01.2019 à 13 H 25 • Mis à jour le 05.01.2019 à 13 H 26
Par
Politique

Le PAM réunit ses instances pour tenter de dépasser ses clivages claniques

Hakim Benchamach à l’ouverture des travaux de la réunion du PAM ce samedi 5 janvier à Rabat. AIC PRESS
Les factions opposées du PAM sont réunies à Rabat à l’occasion d’un conclave des bureaux politique et fédéral et du «Comité des cinq» qui mène depuis plusieurs semaines une bronca contre le secrétaire général Hakim Benchamach. Mais à défaut de pouvoir engager à son encontre une procédure d’impeachment, ils tentent aujourd’hui d’encadrer ses prérogatives dans la perspective du prochain congrès

Le Parti authenticité et modernité tient ce samedi 5 janvier à Rabat une réunion commune de son bureau politique et de son bureau fédéral sur fond de tensions persistantes entre clans opposés qui ont mené le parti du tracteur dans la plus sévère impasse de son existence.


« Avec une centaine de députés et le contrôle de trois régions, la principale force d’opposition au gouvernement se montre incapable de se trouver un leader capable de la remettre en selle », déplore au Desk un membre du parti qui voit dans la gouvernance actuelle « un facteur d’implosion à court terme ».


Plusieurs personnalités influentes du parti formant un « Comité des Cinq », mène une bronca contre Hakim Benchamach. Ils ont défendu l’idée d’organiser un congrès extraordinaire du PAM en juin prochain pour élire son remplaçant. Jusqu’ici leur projet était de faire avaliser la proposition de dissoudre les bureaux politique et fédéral et la mise en place d’une commission ad-hoc chargée de gérer les affaires du parti durant cette période transitoire. Mais à défaut d’engager à son encontre une procédure d’impeachment, ils tentent aujourd’hui de réduire sa marge de manœuvre.


En ligne de mire, le secrétaire général est notamment accusé de n’avoir pas tenu les promesses qu’il avait énoncé lors de son combat pour ravir la place d’Ilyas El Omari. Or, ce « groupe de médiation », est accusé de velléité de putsch par les loyalistes à Benchamach, une situation qui risque, selon nombre d’observateurs, de provoquer une scission au sein du parti.


Akhchichine pour encadrer l’action du secrétaire général… 

Le « Comité des Cinq » qui compte les présidents des régions de Marrakech-Safi, Casablanca-Settat et de l’Oriental, Ahmed Akhchichine, Mustapha Bakkoury et Abdenbi Bioui, en plus du parlementaire et membre du bureau politique Mohamed Hamouti et l’ancien député Mehdi Bensaid, a tenu une réunion, jeudi, avec la présidente du Conseil national, Fatima Zahra Mansouri pour définir le cadre à imposer au secrétaire général pour mettre fin à cette crise.


Principale revendication, la nomination d’Ahmed Akhchichine au poste de secrétaire général-adjoint pour gérer, en tandem, le parti pendant la phase transitoire qui mène jusqu’à 2020, date du prochain congrès. Autre condition, la nomination d’un comité préparatoire du congrès, ainsi que la désignation de Mohamed Hamouti à la présidence de la commission nationale des élections et de Samir Goudar comme intendant de l’organisation du PAM.


A défaut, une motion de destitution du secrétaire général pourrait être réactivée et inscrite à l’ordre du jour du prochain Conseil national.


Aussi, le maintien de Mansouri à la tête du Conseil national est au centre des discussions de ce samedi. Une manière de mettre la pression pour qu’elle réunisse l’instance qu’elle préside dans un délai de deux semaines. Autrement, le bureau politique appellera à l’élection de nouveaux membres du secrétariat du conseil national, comme prélude à sa destitution.


De son côté, Khadija El Gour, porte-parole du PAM minimise l’ampleur de la crise. Pour elle, la réunion de ce samedi n’est dédiée qu’à l’examen de points d’ordre organisationnel. Une suite logique aux précédentes réunions tenues à cet effet au sein du bureau politique. L’idée est d’instaurer des mécanismes conjoints aux deux instances, par thématiques et pôles de compétences, a-t-elle déclaré au Matin.


Selon les statuts du parti, une session du Conseil national devait être tenue pour permettre une évaluation des débats qui ont eu lieu autour de la loi de Finances, ainsi que les différentes initiatives entreprises par les bureaux politique et fédéral.


Selon la porte-parole du PAM, la non-tenue dans les délais statutaires du conseil national s’explique par deux raisons. La première est que le bureau fédéral n’était pas encore constitué, la seconde est que des plaintes concernant l’élection de certains membres du bureau politique avaient été transférées à la commission d’éthique qui les a examinées avant le rendu de son rapport au bureau fédéral, a-t-elle soutenu.