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14.11.2019 à 00 H 36 • Mis à jour le 14.11.2019 à 00 H 36
Par
Santé publique

Eau Sidi Harazem: la contamination due à un pathogène nosocomial majeur

Eau minérale Sidi Harazem. Illustration Sotherma
Sotherma qui produit et commercialise notamment l’eau minérale Sidi Harazem a indiqué avoir circonscrit la contamination de trois de ses lots mis sur le marché. Celle-ci reconnaît avoir constaté la présence de Pseudomonas Aeruginosa, un microorganisme qui provoque des infections nocosomiales aiguës ou chroniques, parfois graves et mortelles. Le ministère de la Santé demeure silencieux sur cette affaire

S’exprimant sous couvert d’anonymat à Médias24, un responsable de Sotherma qui commercialise les eaux minérales Sidi Harazem et Aïn Saïss a expliqué que la contamination qui fait polémique est due à « un défaut d’embouteillage détecté sur trois échantillons de bouteilles Sidi Harazem format 0,5 l, fabriquées sur une nouvelle remplisseuse acquise fin août 2019 ». Les lots concernés ont été fabriqués les 26 août, 13 et 26 septembre 2019, assure la même source.

 

La société affirme avoir, par mesure de précaution, « récupéré l’intégralité de la production au niveau national », mais ne donne pas d’indication sur le nombre effectif de bouteilles écoulées à la vente et donc non rappelées pour destruction.


Sotherma, qui dans son communiqué officiel n’avait pas précisé la nature de cette « non-conformité », déclare avoir constaté la présence de Pseudomonas Aeruginosa, un microorganisme qui provoque des infections nocosomiales aiguës ou chroniques, parfois graves et mortelles, notamment parmi les personnes âgées, immuno-déficientes ou les nourrissons.


Le porte-parole de filiale à 30 % de la holding Al Mada insiste pour dire à Médias24 que la contamination a cependant été circonscrite « au niveau d’un point mort de la nouvelle remplisseuse (dont) le design industriel est sensiblement différent du reste du parc industriel de Sidi Harazem. Ce qui explique la non détection à temps de cette anomalie ».

 

De leur côté, les associations de consommateurs ne se suffisent pas de cette communication au compte-goutte consentie uniquement après dénonciation de l’affaire par voie de presse, d’autant que le ministère de la Santé, responsable du contrôle des eaux, qui n’a pris connaissance de ce problème que vers la fin du mois d’octobre, demeure totalement mutique s’agissant pourtant d’une contamination due à un pathogène nosocomial majeur.


La Fédération marocaine des associations de consommateurs (FMDC) qui a requis l’ouverture d’une enquête n’a reçu aucune réponse à ses missives adressées au chef du gouvernement, à la Santé, à l’Intérieur et à l’Industrie…