Newsroom
Le meilleur de l’actualité au fil des événements

Connectez-vous

Mot de passe oublié ?

Abonnez-vous !

Découvrez l'offre de lancement du Desk

60 DH
1 mois
Découvrir les offres
07.04.2020 à 21 H 26 • Mis à jour le 07.04.2020 à 21 H 43
Par
Face au Covid-19

Opération «Moussanada»: 250 MDH distribués en 48 heures

Un bénéficiaire de l’opération Moussanada assité par un agent de Barid Bank à casablanca le 7 avril 2020. ©MOHAMED DRISSI KAMILI / LE DESK
Démarrée le 6 avril, l’opération «d’aide de subsistance aux ménages» a pu servir le premier jour 100 000 bénéficiaires titulaires de la carte RAMED, puis 150 000 le jour suivant, pour une somme déjà décaissée du Fonds spécial avoisinant les 250 millions de dirhams en 48 heures. Environ 10% des mises à disposition ont été effectuées sur GAB, le reste aux guichets des Etablissements de paiement et des associations de micro-crédit

Selon nos sources, l’opération « Moussanada » de ciblage et de distribution de « l’aide de subsistance aux ménages » opérant dans l’informel et en situation de perte d’emploi dans le contexte de l’état d’urgence du à la crise du Covid-19, a déjà permis de distribuer pas moins de 250 millions de dirhams à environ 250 000 bénéficiaires.


Menée conjointement par le ministère de l’Intérieur et celui des Finances, et exécutée par le réseau bancaire et ceux des Etablissements de paiement (EdP) et des Associations de micro-crédit (AMC) a pour rappel, priorisé une population estimée à 3 millions de foyers affiliés au Régime d’Assistance Médicale- RAMED.


Depuis le 6 avril et sur plusieurs vagues successives, près de 3 milliards de dirhams leur sont répartis à travers les GAB (guichets automatiques bancaires), les EdP et les AMC.


La première journée, l’écosystème installé a permis de servir 100 000 personnes sur un premier fichier transmis par le ministère de l’Intérieur en comptant 200 000. Encore en rodage, l’opération a pu ce mardi 7 avril servir près de 150 000 ramédistes sur tout le territoire national.


Comme expliqué dans un précédent article, le ministère de l’Intérieur reçoit de chaque bénéficiaire les requêtes via le n° court 1212, étudie la demande, contrôle le matching entre carte nationale et n° de téléphone GSM avec les opérateurs téléphoniques puis transmet son fichier à la Banque centrale populaire (BCP) désignée comme hub de l’opération.


Les requêtes fiabilisées par couplage carte CIN-carte SIM sont alors routées vers les GAB (environ 10 % du total), tandis que les autres sont confiées aux EdP pour vérification physique des identités des requérants aux guichets.


Le décalage observé entre la masse du fichier initial (200 000 personnes/jour) et la masse des servis (100 000 le 6 avril et 150 000 le 7 avril) s’explique par diverses raisons.


Une opération bien huilée

D’abord, selon nos sources, les premiers fichiers n’ont été réceptionnés par les organismes distributeurs que dans la nuit du dimanche 5 au lundi 6 avril. Le lendemain, cette cadence a été nettement améliorée. Les banques ont servi leur GAB en une vacation journalière informatisée, tandis que les EdP, pour éviter la cohue à leurs guichets, ont du lisser leurs mises à disposition en effectuant des « push » de SMS aux bénéficiaires par tranches étalées sur la journée.


Jusqu’ici, très peu de bugs informatiques ont été relevés, assurent nos sources, qui affirment qu’à ce jour l’opération « Moussanada » se déroule dans des conditions optimales, chaque réception de fichier de la part du ministère de l’Intérieur est suivie des fonds correspondants avancés dans les heures qui suivent.


Certaines observations ont été faites sur le terrain : un nombre significatif de ramédistes sont porteurs de cartes d’identité nationale expirées. Le ministre de l’Intérieur a alors donné ses instructions de les accepter contre la production d’un récépissé de renouvellement. Des personnes qui se sont présentées aussi à la place des bénéficiaires déclarés, pour cause de maladie ou d’emprisonnement, ont vu leurs requêtes refusées en attendant une procuration. Des cas anecdotiques de personnes venues réclamer la subvention au nom d’un proche décédé ont été signalés.


Tous les intervenants de la chaine interrogés par Le Desk ont fait part d’une organisation exceptionnelle, « les directeurs centraux des banques, ceux des établissements de paiement et des associations de micro-crédit sont sur le pont et parfois jusqu’au bout de la nuit pour assurer la réussite de l’opération », témoigne-t-on. « Les solutions aux imprévus sont apportées par le ministère de l’Intérieur en un temps record », explique l’un d’eux qui raconte que tous ces décideurs sont « connectés en permanence pour suivre pas à pas l’avancée du processus ».


Lire aussi :
Voici comment « l’aide de subsistance aux ménages » sera distribuée
Opération « Moussanada » : Jour-J pour les opérateurs télécoms