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24.06.2020 à 03 H 56 • Mis à jour le 24.06.2020 à 04 H 11
Par
Covid-19

Un foyer de plus de 90 cas de contamination détecté à l’usine Renault de Tanger

Mesures barrières instaurées dans une usine Renault au Maroc. MAP
Selon des sources médiatiques locales concordantes, une campagne de dépistage massif engagée par la direction du groupe automobile Renault au sein de son usine de Tanger a révélé le 22 juin l’existence à ce jour d’un cluster de plus de 90 cas asymptomatiques contaminés au Covid-19 parmi les 10 000 employés réguliers du site

Une campagne de dépistage menée par le groupe Renault a conduit, selon des sources médiatiques locales (dont Tanja24) et d’autres sources concordantes consultées par Le Desk à la détection de plus de 90 cas de Covid-19 dans l’usine automobile Renault Tanger de Melloussa.


Ces tests, selon nos sources ont été effectués sur le personnel de l’usine le 22 juin originaire principalement de Tanger, mais aussi de Tétouan et de la municipalité de Fahs Anjra, détaille pour Le Desk une source locale.


Des tests massifs avaient été engagés par la direction après la détection de cas sur une base journalière. Les résultats, indiquent, selon nos sources, la découverte de dizaines de cas asymptomatiques, révélant ainsi une situation de foyer au sein de la plus imposante usine automobile du royaume.


Fin mai, une première vague de tests, menée sur 300 collaborateurs du groupe Renault, avait permis de détecter 32 cas asymptomatiques, mais cette-fois dans son unité de Somaca à Casablanca.


Des dépistages avaient alors débuté également sur le site de Tanger, l’objectif étant de tester tous les effectifs présents, avait indiqué une porte-parole du groupe.


Le constructeur automobile qui emploie près de 12 000 personnes au Maroc, dont environ 1 500 à Casablanca, a partiellement relancé ses activités industrielles à partir du 27 avril, après environ six semaines d’arrêt lié à la pandémie et à l’instauration d’un état d’urgence sanitaire au Maroc. L’usine de Tanger avait été déclarée opérationnelle depuis le 4 juin avec un plan sanitaire.


Le groupe a vu ses ventes baisser de 25,9 % à 672 962 véhicules au premier trimestre sur un marché mondial en baisse de 24,6 %, selon les premiers résultats du groupe pour 2020.


Le plan d’économie de deux milliards d’euros que Renault a dévoilé fin mai en réponse à l’effondrement de ses ventes a suscité des interrogations sur l’avenir des sites délocalisés au Maroc, alors que le gouvernement français souhaite avant tout préserver la production hexagonale. Le plan d’extension des capacités de l’usine de Tanger avait était gelé en conséquence par le groupe.


Pour conquérir de nouveaux marchés et réduire ses coûts, la marque au losange s’est étendue progressivement à l’international, en particulier en Espagne, en Amérique du Sud, en Turquie, en Slovénie, puis au Maroc et en Algérie.


En 2019, quelques 400 000 véhicules sont sortis des usines Renault de Tanger et Casablanca, pour près de 90 % destinés à l’exportation, selon les derniers chiffres publiés par le groupe.


Le développement de l’industrie automobile en zones franches est un des grands axes stratégiques adoptés par le royaume pour diversifier son économie.


Les autorités ont décidé d’entamer un processus de déconfinement scindant le pays en deux zones distinctes avec des reclassements progressifs en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique du fait notamment des foyers de contamination qui continuent d’apparaître notamment dans les sites industriels, comme ce fut le cas récemment dans des unités agro-industrielles de conditionnement de fruits rouges à Lalla Mimouna dans la région de Kénitra. Des clusters qui ont poussé les autorités à ériger un hôpital de campagne à Sidi Yehya El Gharb et l’ouverture d’une enquête judiciaire confiée à la Gendarmerie royale pour soupçons de négligences, autant de la part des autorités locales que des employeurs et des transporteurs privés.