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25.05.2021 à 17 H 15 • Mis à jour le 25.05.2021 à 17 H 56
Par
Polisario

Le juge ordonne que Ghali soit interrogé par visioconférence si nécessaire

Le chef du polisario, Brahim Ghali. Crédits: AFP
Le juge Pedraz a ordonné ce mardi d'informer le chef du Polisario de la plainte pour génocide qui le vise et de l'interroger par visioconférence s'il ne peut pas se présenter devant le tribunal national à la date du 1er juin. Le juge a cependant rejeté à nouveau la requête des plaignants de décréter son incarcération provisoire pour l'empêcher de retourner en Algérie

Le juge du Tribunal national Santiago Pedraz a rendu ce mardi trois décisions concernant le chef du Front Polisario, Brahim Ghali, rapporte El Mundo.


La première, de refuser une nouvelle fois d’ordonner la détention provisoire pour l’empêcher de fuir sans comparaître au préalable devant la justice espagnole. La demande avait été réitérée par les responsables des deux plaintes déposées contre lui après qu’un autre dirigeant du Polisario, son bras droit Salem Lebsir, eut déclaré qu’il n’avait pas l’intention de témoigner à l’audience.


La deuxième décision a été d’ordonner que, par le biais des tribunaux de Logroño, où Ghali est hospitalisé en convalescence du Covid-19, il soit informé de la plainte pour génocide et autres crimes que Pedraz a rouvert il y a quelques jours, après avoir reçu la confirmation de la police qu’il était hospitalisé sous une autre identité et qu’il était effectivement le chef du Polisario.


L’ordonnance rendue par le juge en chef de la Cour centrale d’instruction numéro 5 de la Cour nationale, Santiago Pedraz , en date du 25 mai, charge la Haute Cour d’instruction de Logroño de «  transférer la plainte à la personne enquêtée (Brahim Ghali), nommer un avocat pour le défendre, le nommant d’office s’il ne le fait pas lui-même et sommer le prévenu de se déclarer le 1er juin à 10 h 30 devant cette Cour ».


Convocation de Brahim Ghali par le juge Pedraz.


La Haute Cour nationale montre ainsi sa ferme intention d’interroger le chef du Front Polisari , admis à l’hôpital de la capitale de la Rioja depuis le 18 avril.


Ghali pourra vraisemblablement s’envoler pour Alger

Cela signifie que Ghali doit désigner un avocat pour le représenter dans cette affaire, qui doit l’accompagner lors de sa convocation le 1er juin au tribunal national. Ce jour-là, il devra répondre à la plainte déposée par l’Association sahraouie pour la défense des droits de l’homme (Asadedh), ainsi qu’à celle admise pour traitement il y a quelques mois, présentée par El Mehdi Breika, un dissident du Polisario qui l’accuse de torture dans les camps de Tindouf en Algérie.


La troisième décision met plus de pression sur Ghali pour qu’il témoigne. Le juge d’instruction a ainsi demandé au juge doyen de Logroño de préparer une visioconférence au cas où il resterait alité mardi prochain et ne pourrait pas se rendre à Madrid.


Tout indique que, malgré les deux plaintes actives, Ghali pourra rentrer en Algérie, soit avant soit après la convocation au tribunal. Pour le moment, aucune limitation n’entrave ses mouvements. Il est peu probable, ajoute le quotidien madrilène que des mesures soient adoptées contre le chef du Polisario après sa comparution, étant donné la phase préliminaire de cette procédure qui sert à évaluer les preuves de crime avancées par les parties plaignantes.

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