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22.08.2021 à 19 H 48 • Mis à jour le 22.08.2021 à 20 H 06
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Migration

Après avoir accusé le Maroc, le patron de Frontex lui tresse des lauriers

Fabrice Leggeri, directeur exécutif de Frontex , l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes. EPA
La fiabilité de Rabat est illustrée par le fait que la route migratoire de la Méditerranée occidentale « est sous contrôle », a relevé le directeur exécutif de Frontex, le Français Fabrice Leggeri, faisant ainsi volte-face par rapport à ses déclarations antérieures par lesquelles il affirmait que le Maroc utilise l'immigration irrégulière comme « une arme pour déstabiliser l'UE »

Le Maroc est un partenaire « fiable et solide » de l’Union européenne (UE) en matière de gestion des flux migratoires, souligne l’agence européenne de contrôle des frontières (Frontex), qualifiant « d’excellente » la coopération avec le Royaume.


« Le Maroc déploie et a déployé énormément d’efforts en termes de gestion de la migration », a affirmé le directeur exécutif de Frontex, le Français Fabrice Leggeri, dans un entretien à l’agence Europa Press, publié dimanche.


La fiabilité de Rabat est illustrée par le fait que la route migratoire de la Méditerranée occidentale « est sous contrôle », a relevé Leggeri.


« Nous avons plus ou moins le même niveau d’arrivées que l’année dernière, ce qui montre que les autorités marocaines ont même renforcé leur gestion des départs du Maroc et ont pris des mesures pour lutter contre les activités criminelles liées au trafic d’êtres humains », a-t-il martelé.


Ce résultat est le fruit de la « collaboration fructueuse » des autorités marocaines avec leurs homologues européennes dans le cadre de la gestion des flux migratoires, a fait remarquer le responsable de Frontex.


Le Maroc, qui est « très actif » dans sa collaboration avec Frontex et l’UE, ainsi qu’avec l’Espagne, « déploie un effort quotidien sur le terrain », a ajouté Leggeri.


Frontex cherchait à intervenir à Sebta

Pourtant, durant la crise avec l’Espagne au sujet des 10 000 migrants ayant pris d’assaut l’enclave de Sebta, le directeur de Frontex avait fait savoir que l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes a « la capacité d’agir pour contrôler le flux migratoire au large de Ceuta (Sebta) ». Son idée était alors soutenue par l’Intérieur espagnol et par les autorités locales de la ville autonome.


Leggeri avait souligné que l’objectif principal de l’agence à l’heure actuelle est de développer le corps d’action permanent qui, selon l’objectif de la Commission européenne, devrait compter jusqu’à 10 000 soldats d’ici 2027. « À présent, nous avons recruté 600 soldats capables de se déployer sur le terrain. En fait, il y a actuellement environ 200 soldats qui suivent une formation à l’école de police d’Avila », avait-il ajouté.


Avec la pandémie, les flux migratoires ont connu une croissance de 15 % par rapport à l’année 2020, les principaux pays pointés du doigt sont le Maroc, la Turquie et le Biélorussie en raison de leur proximité géographique avec les pays de l’UE. « Nous avons détecté que des pays frontaliers de l’UE comme la Turquie, la Biélorussie ou le Maroc utilisent l’immigration irrégulière comme une arme pour déstabiliser l’UE », avançait, très offensif, Fabrice Leggeri.


Madrid avait cependant refusé la présence des agents de Frontex à Sebta, soulignant que la crise avec le Maroc n’était pas de nature migratoire, affirmait-on et qu’elle était plutôt « diplomatique et politique ».

 

La volte-face de Leggeri intervient après que le roi Mohammed VI a tourné la page des tensions avec l’Espagne et le satisfecit affiché par le président de l’exécutif espagnol Pedro Sanchez qualifiant le discours royal du 20 août de « grande opportunité » pour les relations maroco-espagnoles désormais apaisées.

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