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09.08.2021 à 13 H 45 • Mis à jour le 09.08.2021 à 13 H 46
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Migration

Frontex prêt à être déployé à Sebta, en cas de feu vert de Madrid

S’exprimant à La Razon, le quotidien généraliste espagnol, le directeur de Frontex Fabrice Leggeri a fait savoir que l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes a la capacité d’agir pour contrôler le flux migratoire au large de Ceuta (Sebta) Cette fois-ci, l’idée est soutenue par l’Intérieur espagnol, fait savoir la même source.


Leggeri a souligné que l’objectif principal de l’agence à l’heure actuelle est de développer le corps d’action permanent qui, selon l’objectif de la Commission européenne, devrait compter jusqu’à 10 000 soldats d’ici 2027. « À présent, nous avons recruté 600 soldats capables de se déployer sur le terrain. En fait, il y a actuellement environ 200 soldats qui suivent une formation à l’école de police d’Avila », a-t-il ajouté.


Avec la pandémie, les flux migratoires ont connu une croissance de 15 % par rapport à l’année 2020, les principaux pays pointés du doigt sont le Maroc, la Turquie et le Biélorussie en raison de leur proximité géographique avec les pays de l’UE. « Nous avons détecté que des pays frontaliers de l’UE comme la Turquie, la Biélorussie ou le Maroc utilisent l’immigration irrégulière comme une arme pour déstabiliser l’UE », avance Fabrice Leggeri.


Afin de contrôler la route des Canaries, 50 personnes sont mobilisées dans les centres d’accueil pour immigrés pour venir en aide aux autorités locales. « Nous n’y avons ni bateaux ni avions de surveillance car pour lancer une opération de cette envergure, un accord international entre la Commission européenne et des pays comme la Mauritanie ou le Sénégal est nécessaire », explique le directeur de Frontex. « C’est quelque chose qui est sur la table et qui est également soutenu par le ministre espagnol de l’Intérieur, Fernando Grande Marlaska, puisque nous en avons parlé lors de ma dernière visite en Espagne », ajoute Leggeri.


Rappelons qu’en mai dernier, Madrid avait refusé la présence des agents de Frontex à Ceuta, soulignant que la crise avec le Maroc n’était pas de nature migratoire, affirmait-on et qu’elle était plutôt « diplomatique et politique ».

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