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23.08.2021 à 22 H 05 • Mis à jour le 23.08.2021 à 22 H 05
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Khalid Ait Taleb écarte les pharmacies d’officine des tests Covid-19

Khalid Ait Taleb, ministre de la Santé. MAP
Le ministre de la Santé, Khalid Ait Taleb a finalement tranché au sujet des tests de dépistage et de diagnostic Covid-19. Les pharmacies d’officine en sont définitivement écartées. Par une décision rendue publique ce lundi, celui-ci encadre leur usage à travers un cahier des charges qui autorise exclusivement les laboratoires, les cliniques et les cabinets médicaux

Longtemps attendue et après des semaines de polémique, le ministère de la santé a rendu ce lundi 23 août sa décision concernant les tests de dépistage et de diagnostic de l’infection par le Covid-19.


Le ministère de Khalid Aït Taleb autorise ainsi les laboratoires de biologie médicale, des secteurs public et privé de réaliser tout type d’examens biologiques de dépistage et de diagnostic de l’infection par le SARS-CoV-2, qu’ils soient de biologie moléculaire, antigéniques ou sérologiques, et ce conformément à la troisième version du cahier des charges datée du 19 août 2021. Sont ainsi définitivement écartées les pharmacies d’officine qui réclamaient d’effectuer les tests antigéniques rapides.



Le Conseil national de l’ordre des pharmaciens (CNOP) avait récemment encouragé les professionnels à mettre en vente les tests antigéniques –  qu’il appelle « tests d’orientation rapide » –  « à des prix convenables qui prennent en compte le pouvoir d’achat du consommateur marocain ».


D’abord distribués par l’importateur Gigalab en pharmacie, ces tests rapides ont été retirés sur ordre du ministère de la Santé. Nous avons ensuite repéré leur vente clandestine sur les réseaux sociaux. Depuis, la discorde a enflé et a été transposée à la problématique de la cherté des tests PCR, réalisés par une partie des laboratoires du royaume.


Dans un communiqué, le président du Conseil, Hamza Guedira, avait ainsi invité les laboratoires pharmaceutiques important ce produit à « le distribuer exclusivement en pharmacies », appelant les « autorités spécialisées à intervenir pour arrêter la mise en vente de ce produit en dehors des officines ».


Dans sa circulaire, le ministère précise que, dans le souci de garantir la qualité et la fiabilité des analyses, seuls les tests de dépistage et de diagnostic enregistrés et autorisés par le ministère, conformément au circuit légal de fabrication, d’importation, de distribution et de vente, doivent être utilisés aussi bien par les laboratoires de biologie médicale que par les structures de soin, publiques ou privées.


Le ministre de la santé permet en outre aux autorités sanitaires régionales d’autoriser les cliniques et les cabinets médicaux à effectuer les tests antigéniques ou sérologiques rapides, « si la situation épidémiologique l’exige ou si l’offre de laboratoire publique et privée est limitée ».

 

Sur la question des tarifs qui a enflammé les débats (prix comparés entre les tests salivaires proposés par le laboratoire Gigalab et les tests PCR effectués par les laboratoires), la décision indique que « les examens doivent être accessibles aux citoyens en respectant la normalisation des prix des réactifs à usage de diagnostic in vitro et des tarifications des actes fixés par l’administration ».

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