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03.10.2022 à 11 H 35 • Mis à jour le 03.10.2022 à 11 H 35
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Energies renouvelables

Leila Benali ouvre les zones pouvant abriter des centrales électriques solaires privées

Leila Benali, ministre de la Transition énergétique et du Développement durable, lors d’une conférence le 17 juin 2022 à Casablanca. Crédit : Mustapha Razi / Le Desk
Le ministère de la Transition énergétique a publié, dans le Bulletin officiel du 26 septembre les zones pouvant abriter des centrales de production privées d'électricité solaire. Une cartographie accompagne cette décision prise fin juillet qui ouvrira ainsi, dans le cadre de la loi 13-09, la possibilité à des développeurs de vendre de l’électricité à des offtakers via l’ONEE. Les détails

Après le redémarrage du gazoduc Maghreb-Europe (GME) en flux bi-directionnel, le ministère de la Transition énergétique (MTEDD) et ses partenaires font un pas de plus vers la libéralisation des énergies, plus particulièrement de la moyenne tension, par la publication - depuis la loi n° 13-09 sur la production privée en 2010 - des zones pouvant abriter des centrales de production privées d'électricité solaire, annonce le département de Leila Benali, faisant globalement référence à la Stratégie nationale de l’énergie adoptée par Rabat dès 2009.


Pour rappel, en mai dernier, la Chambre des représentants avait adopté à l’unanimité, le projet de loi 40-19 modifiant et complétant la loi 13-09 relative aux énergies renouvelables et la loi 48-15 relative à la régulation du secteur de l’électricité et à la création de l’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANREE).


Ce projet de loi ambitionne l’amélioration du climat des affaires, le renforcement de la transparence et la simplification de l’accès aux informations relatives aux opportunités d’investissement.


Ce cadre législatif a pour objectif de simplifier les procédures d’autorisation, de renforcer l’attractivité du secteur des énergies renouvelables pour les investisseurs nationaux privés et internationaux, ainsi que de sauvegarder les équilibres économique et social des acteurs publics du secteur de l’électricité.


Il s’agit aussi de consolider l’intégration industrielle et de contribuer à l’émergence d’un tissu entrepreneurial et industriel national dans le domaine des technologies des énergies renouvelables.


Ce projet de loi a pour finalité, par ailleurs, l’amélioration du cadre législatif et organisationnel régissant l’activité de mise en œuvre des projets d’énergie renouvelable par le secteur privé, tout en garantissant la sécurité du système électrique national et l’équilibre de l’ensemble de ses composantes.


« Ce texte est en harmonie avec les principes et orientations du Royaume visant notamment l’amélioration du climat des affaires, le renforcement de la transparence, la simplification de l’accès aux informations relatives aux opportunités d’investissement, la réduction des délais d’octroi des autorisations, ainsi que le renforcement de l’attractivité du secteur des énergies renouvelables pour l’investissement privé national et international », déclarait alors l’Exécutif.


Un zoning qui couvre l’essentiel du Maroc

Aussi, peut-on lire du Bulletin officiel du 26 septembre, en application des prescriptions de l'article 14 du décret n° 2.10.578, les zones désignées pour recevoir les sites de développement de projets de centrales sont déterminées pour la production d'électricité à partir de sources d'énergie solaire, à travers des cartes topographiques à l'échelle 1/100000 attachées à la décision prise par Leila Benali fin juillet.


Celles-ci concernent, l’essentiel des zones nord et littoral méditerranéen, la façade atlantique, le centre-nord jusqu’au centre-sud, tout le flanc oriental et sud-est du royaume ainsi que l’ensemble des territoires sahariens.


Zoning nord, centrales électriques solaire privées. Source: MTEDD
Zone orientale et sud-est, centrales électriques solaires privées. Source: MTEDD
Zone centrale et flanc atlantique, centrales électriques solaires privées. Source: MTEDD
Zones sahariennes, centrales électriques solaires privées. Source: MTEDD


Pour rappel, la loi 13-09 encadre les projets de production d’énergie électrique, à partir de sources d’énergie solaire ou éolienne dont la puissance cumulée est supérieure ou égale à 2 MW devant être réalisés dans des zones arrêtées par l’administration.


Les développeurs titulaires d’une autorisation peuvent vendre l’électricité à l’Etat ou à l’organisme délégué par lui dans le cadre d’une convention, à un consommateur ou un groupement de consommateurs relié(s) au réseau électrique national de transport (moyen tension) MT, (haute tension) HT et (très haute tension) THT ou encore à un consommateur installé à l’étranger.


L’exportation d’électricité d’origine renouvelable est soumise au versement à l’Etat d’un droit annuel d’exploitation de l’installation sur la quote-part de la production d’électricité exportée définie par voie réglementaire.


« C’est une excellente nouvelle pour les développeurs qui pourront désormais concrétiser leurs projets destinés à la vente d’électricité privée à des offtakers en passant par l’ONEE », se réjouit un consultant du domaine.


Le royaume, qui importe plus de 95 % de ses besoins énergétiques, s’est fixé pour objectif d’atteindre 42 % de production d’électricité d’origine renouvelable (solaire, hydroélectrique et éolien) en 2020, puis 52 % en 2030. Hôte de la COP22 la même année, le Maroc s’est aussi engagé à réduire de 32 % ses émissions de gaz à effet de serre en 2030.


En 2020, la puissance installée en énergies renouvelables a atteint 3 701 MW, soit 34 % de la puissance totale. Tandis que Masen avait obtenu un prêt de 20 milliards de dirhams (quelque 1,8 milliard d’euros) auprès d’une dizaine d’institutions internationales avec une garantie de l’Etat pour financer le mégaprojet Noor.

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