S'abonner
Se connecter
logo du site ledesk
En continu
Les dernières informations en temps réel
28.11.2023 à 11 H 05 • Mis à jour le 28.11.2023 à 11 H 19 • Temps de lecture : 2 minutes
Par
Education nationale

Statut unifié des enseignants: insatisfaite du gel, la FNE craint la répétition « des erreurs du passé »

Considérées comme « positives » et constituant « un bon départ » aussi bien par le gouvernement que les syndicats des enseignants, les conclusions de la réunion tenue lundi dernier dans la cadre du dialogue social sectoriel autour du statut unifié des fonctionnaires de l’Éducation nationale ne font pas l’unanimité parmi l’ensemble des organisations des enseignants.


Alors que même les syndicats présents se disent toujours « méfiants », la Fédération nationale de l’enseignement – orientation démocratique (FNE) n’a pas tardé à exprimer son mécontentement des conclusions de cette réunion, estimant que « les mêmes erreurs risquent de se reproduire  », comme a fait savoir au Desk Abderrazak Idrissi, vice-secrétaire général de la FNE.


Le syndicat, qui a boycotté l’accord du 14 janvier 2023 sur lequel s’est fondé le statut actuel, n’a encore pas été convoqué à ce round du dialogue sectoriel, a protesté le syndicaliste, soulignant que « tant que les revendications portées depuis par les enseignants ne sont pas satisfaits, aucune sortie de cette crise ne sera possible ». Les résultats de la rencontre du lundi confirment ces « craintes », ajoute El Idrissi, rappelant que les mêmes syndicats qui participent aujourd’hui aux négociations s’étaient montrés favorables aux propositions du gouvernement, avant de s’apercevoir que les dispositions du statut actuel sont « loin de répondre aux aspirations des enseignants ».


De même, les points sur lesquels le gouvernement et les syndicats se sont mis d’accord hier sont « décevants », considère le vice-secrétaire général de la FNE, affirmant qu'il est « inacceptable, après deux mois de manifestations, de parler de geler le statut, au lieu de le retirer. Cette décision n’a pas de sens alors que certaines de ses dispositions sont déjà appliquées ».


Une autre source de frustration pour ce syndicaliste est la question des salaires. « Après toutes ces manifestations et cette agitation dans le secteur, le gouvernement s’est satisfait de parler d'améliorer les revenus quand il aurait dû présenter une proposition complète et bien détaillée  » a indiqué le vice-président du syndicat. En outre, El Idrissi ajoute qu’en l’absence de propositions « élaborées » et « claires », il serait difficile d’envisager une fin des grèves et un retour à la normale, car aujourd’hui, « les enseignants ont besoin de garanties et d’un engagement clair de la part du gouvernement ».

©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.

Par
Revenir au direct