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16.11.2024 à 13 H 00 • Mis à jour le 16.11.2024 à 13 H 05 • Temps de lecture : 4 minutes
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Énergie

Autoroute électrique Sud-Centre : l’ONEE annonce 5 candidats internationaux

L'Office National de l'Électricité et de l'Eau Potable (ONEE) a procédé, vendredi, à l'ouverture des dossiers de candidature relatifs au schéma EPC (Engineering, Procurement and Construction) pour la réalisation du projet stratégique de ligne électrique très haute tension de 3 GW, qui reliera le Sud au centre du royaume, rapporte une dépêche de la MAP. Cette autoroute électrique devrait relier Dakhla à Casablanca sur 1 400 km.


Dans un communiqué, l'ONEE indique que dans le cadre de l'appel à manifestation d'intérêt (AMI) et de pré-qualification afférent à ce projet d'autoroute électrique reliant Dakhla à Casablanca, cinq des plus grands constructeurs mondiaux de lignes et de postes électrique à courant continu ont déposé leurs candidatures, à savoir : GE Vernova (USA), Siemens Energy (Allemagne), Power China Sepco1 (Chine), TBEA (Chine) et Larsen.


Le groupe énergétique américain GE Vernova est déjà présent au Maroc, avec l’ONEE pour décarboner la centrale électrique de Laâyoune, dans un projet d’hydrogène vert. L’Américain avait également investi dans le projet d’interconnexion électrique entre le Maroc et le Royaume-Uni, porté par Xlinks, misant plus de 10 millions de dollars (M $).


Le groupe allemand Siemens, notamment sa filiale espagnole Siemens Gamesa, dans le secteur éolien s’était installé au Maroc avec une usine à Tanger, pour la fabrication de pales éoliennes, que la société a envisagé depuis de céder. Siemens Gamesa avait également été retenue pour se charger de l’exploitation du parc éolien d’Amogdoul, aux environs d’Essaouira.


Pour rappel, l’appel d’offres pour cette liaison électrique avait été déposé le 1er novembre 2023, avant d’être reporté de nombreuses fois, le dernier report datant du 12 novembre. Ces reports sont notamment justifiés par les modifications introduites par l’ONEE dans l’AMI. L’addendum dont Le Desk apportait le détail le 22 août permet désormais deux schémas de réalisation : d’une part, le Build–Own–Operate–Transfer (BOOT), initialement prévu, par lequel le candidat retenu in fine sera en charge du développement, de la conception, du financement, de la construction, de l’exploitation et de la maintenance du projet, et par ailleurs l’EPC qui intègre la conception, la construction et de la mise en service du projet dans le cadre d’un contrat de construction clé-en-main, et éventuellement certains aspects de la maintenance dans le cadre d’un contrat à long terme (LTSA) incluant des engagements élargis.


Cette seconde option ajoutée par l’addendum de l’Office dirigé par Tarek Hamane se résume donc en la livraison d’un actif en état de fonctionnement, mais exclut la prise en charge de son financement. Or, nombre d’experts s’interrogent sur cette alternative à priori contradictoire avec l’esprit même du recours à l’AMI dont l’intérêt était justement de pousser à la recherche d’un financement externe compte-tenu de la situation d’endettement de l’ONEE qui se cherche un nouveau modèle économique et donc de ses capacités réduites à lever des fonds par lui-même.


Dans l’intervalle de la première mouture de l’AMI et celle incluant l’addendum, la nouvelle donne dans les relations franco-marocaines aura joué : le Quai d’Orsay avait autorisé le financement de projets dans les provinces du Sud par des acteurs tels que l’institution financière de développement française Proparco (filiale de l'AFD) ou encore la banque publique d'investissement Bpifrance, révélait Le Desk le 31 mars. L’accès des investisseurs des régions de Laâyoune - Sakia El Hamra et Dakhla - Oued Eddahab aux financements et garanties publiques de l’Etat français concerne particulièrement le grand projet de cette l’autoroute électrique qui connait, comme nous l’expliquions déjà, un retard à l’allumage.

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