Casablanca-Settat valide le financement de la LGV et du RER pour révolutionner sa mobilité
Lors de sa session ordinaire du 7 juillet, le Conseil régional de Casablanca-Settat a validé un protocole de financement de grande ampleur portant sur la réalisation de la ligne à grande vitesse (LGV) vers Marrakech, tout en y intégrant la composante urbaine du Réseau express régional (RER) autour de la capitale économique.
Au total, ce sont plus de 22 milliards de dirhams (MMDH) qui seront consacrés à l’élargissement de l’offre ferroviaire dans la région, dont 2,4 MMDH à la charge directe du Conseil régional.
Le projet de LGV, porté par l’Office national des chemins de fer (ONCF), s’inscrit dans la continuité de l’axe Tanger-Casablanca déjà opérationnel. La nouvelle ligne, longue de 430 km, reliera Kénitra à Marrakech, en passant par Rabat et Casablanca. Le coût global du projet, prévu pour 2029, est estimé à 48 MMDH, financés par un partenariat associant l’État, trois régions (Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra, Marrakech-Safi) et plusieurs établissements financiers.
Chaque région apportera une contribution de 16 MMDH, dans le cadre d’un plan de financement adossé à des prêts à long terme, contractés pour une durée de 25 ans avec un différé de remboursement de 5 ans. Parmi les principaux financeurs figurent Attijariwafa bank (24 MMDH), la Banque Populaire et la CDG (8 MMDH chacune), Bank of Africa (6 MMDH) et Bank Al-Maghrib (2 MMDH).
Outre la consolidation de l’infrastructure ferroviaire nationale, ce projet prépare le Royaume à accueillir la Coupe du monde 2030, en facilitant les connexions interurbaines à grande vitesse.
En parallèle, le Conseil régional s’engage dans la création du Réseau express régional (RER) destiné à relier efficacement les périphéries de Casablanca. Pour rappel, ce RER desservira 16 stations, en cinq lignes (de Mohammedia à Nouaceur, d’El Jadida à l’aéroport Mohammed V) et un nœud central situé au niveau du hub Casablanca-Sud qui accueillera aussi une nouvelle gare TGV.
Lancé dans une optique de désengorgement urbain et de transition vers une mobilité bas carbone, ce projet représente une avancée majeure pour la mobilité périurbaine, en connectant des zones industrielles, résidentielles et d’activité aujourd’hui mal desservies.
Le coût du RER s’intègre dans l’enveloppe de 48 MMDH du protocole LGV, avec une quote-part de 8 MMDH spécifiquement affectée à cette composante métropolitaine. La région Casablanca-Settat apportera 8 MMDH pour ce projet à part entière.
Le double chantier LGV-RER reflète une stratégie intégrée de mobilité, fondée sur la complémentarité entre l’interconnexion des grandes villes et la structuration de l’armature métropolitaine. Pour Abdellatif Maâzouz, président du Conseil régional, cette vision répond à un impératif : « moderniser le transport tout en assurant un développement équilibré des territoires traversés ».
L’accent mis sur les infrastructures ferroviaires illustre également « un choix fort en faveur de la transition énergétique, du désenclavement des zones excentrées, et de la réduction des externalités négatives du transport routier », a-t-il rappelé.
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