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19.01.2026 à 17 H 22 • Mis à jour le 19.01.2026 à 17 H 45 • Temps de lecture : 3 minutes
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Football

Le très lourd fardeau de Brahim Diaz après la finale de la CAN 2025

Brahim Diaz dévasté après sa panenka manquée lors de la finale de la CAN 2025.

En manquant un penalty décisif lors de la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN 2025), Brahim Diaz a vu basculer son destin en une fraction de seconde. Dimanche soir à Rabat, le numéro 10 marocain, meilleur buteur du tournoi, s'avance à la 98e minute face au portier sénégalais. Il tente une panenka. Édouard Mendy reste au centre et capte le ballon. Le Sénégal s'impose en prolongation. Le rêve d'un titre attendu depuis cinquante ans s'évanouit.


Moins de 24 heures plus tard, l'attaquant du Real Madrid sort du silence sur les réseaux sociaux. Il assume l'entière responsabilité de l'échec et présente ses excuses au peuple marocain, promettant de continuer jusqu'à pouvoir rendre la fierté à son pays.


« J’ai mal au cœur. J’ai rêvé de ce titre grâce à tout l’amour que vous m’avez donné, à chaque message, à chaque marque de soutien qui m’a fait sentir que je n’étais pas seul. Je me suis battu de toutes mes forces, avec mon cœur avant tout. Hier, j’ai échoué et j’en assume l’entière responsabilité et je m’excuse de tout cœur. Il me sera difficile de m’en remettre, car cette blessure ne guérit pas facilement, mais j’essaierai. Pas pour moi, mais pour tous ceux qui ont cru en moi et pour tous ceux qui ont souffert avec moi. Je continuerai jusqu’à ce qu’un jour je puisse vous rendre tout cet amour et être la fierté de mon peuple marocain  », a-t-il posté sur son compte Instagram.


Le contraste est brutal. De héros d'une génération, celui que l'on surnomme affectueusement « Si Brahim » devient la cible d'une colère collective. La presse espagnole titre sur un joueur « brisé  ». Les consultants sportifs évoquent un traumatisme profond, comparant sa situation à celle du Ghanéen Asamoah Gyan après son penalty manqué au Mondial 2010.


Balayant les théories conspirationnistes circulant sur les réseaux sur un improbable geste de fair-play convenu, le sélectionneur Walid Regragui refuse d'accabler son joueur, invoquant la pression extrême et le long temps d'attente avant le tir.


À 26 ans, Brahim Diaz devra dépasser ce cauchemar avant le Mondial 2026 et attendre au moins deux ans pour espérer un sacre continental. Auteur de cinq réalisations lors de cette édition, Diaz a signé une participation remarquable lors de cette CAN. Le trophée a été remis au joueur du Real Madrid par le président de la Fédération internationale de football (FIFA) Gianni Infantino.

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