n°1213.A la veille du 1er mai, un dialogue social sans percée entre gouvernement, syndicats et patronat
Vendredi 17 avril, en fin de soirée, la présidence du gouvernement a diffusé un communiqué détaillant les résultats d'une journée de réunions tenues à la Primature, sous la présidence du chef du gouvernement Aziz Akhannouch. Le document égrène les acquis de la mandature : un salaire moyen net dans la fonction publique passé de 8 237 à 10 600 dirhams (DH) entre 2021 et 2025, un salaire minimum relevé à 4 500 DH, un coût cumulé des mesures sociales atteignant 48,3 milliards de dirhams (MMDH) en 2026, porté à 49,7 MMDH en 2027. « Un bilan riche en réalisations », selon les mots d'Aziz Akhannouch, pour clore cette dernière session du dialogue social institutionnalisé avant les élections législatives de septembre.
Autour de la table, les trois centrales les plus représentatives - l'Union marocaine du travail (UMT), l'Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM) et la Confédération démocratique du travail (CDT) - étaient présentes, aux côtés de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et de la Confédération marocaine de l'agriculture et du développement rural (Comader). Ce dispositif tripartite, institutionnalisé par la charte nationale du dialogue social signée en avril 2022, a produit en cinq ans deux accords sociaux majeurs (en avril 2022 et en avril 2024) qui constituent la principale pièce versée par l'exécutif à l'appui de son bilan. Mais la journée n'a débouché sur aucun accord nouveau, et les trois parties sont ressorties de la réunion avec des lectures sensiblement différentes de ce qu'il convient d'en attendre.
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