Akdital : la croissance se poursuit, les ambitions grandissent
Le Groupe Akdital continue de tracer sa voie dans le secteur de la santé privée au Maroc, alliant maillage territorial, qualité opérationnelle, performance financière et innovations médicales. Avec des résultats impressionnants et une croissance soutenue, le groupe ne se contente pas d'étendre son réseau national. Avec une refonte organisationnelle, il pousse également ses ambitions à l’international
« Notre vocation c’est plutôt d’apporter une valeur ajoutée médicale et humaine ». C’est en ces termes que Dr. Rochdi Talib, PDG du Groupe Akdital, présente les ambitions du leader de la santé privée au Maroc. Selon lui, si proposer une offre de santé complète demeure important pour le groupe, ce dernier s’assigne une autre mission plus stratégique : renforcer l’offre de soins spécialisés et les rapprocher de tous les Marocains.
Une mission qui anime Akdital d’ailleurs depuis plus près d'une quinzaine d'années et qui ne cesse de grandir et de s’affiner au fil du temps. Alors que le groupe affiche une croissance soutenue, avec une expansion territoriale à un rythme accéléré, Talib, qui présente à chaque sortie médiatique des ambitions encore plus grandes que celles précédemment déclarées, a dévoilé, à l'occasion de la présentation, ce 4 avril, des résultats du groupe au titre de 2024, une vision encore plus ambitieuse.
Encore une année de croissance
Comme à l’accoutumée, le top management d’Akdital, réuni à Casablanca, a présenté les chiffres d’une croissance qui surpasse les prévisions précédemment fixées. Un chiffre d’affaires multiplié par 6 au bout de cinq années, atteignant en 2024 plus de 2,95 milliards de dirhams (MMDH) en augmentation de 54 %, une marge brute de 1,9 MMDH, un EBIDTA à 839 millions de dirhams (MDH), et un résultat net de 348 MDH en croissance de 76 %... Sur le plan financier, chez Akdital, tous les indicateurs sont au vert. À ces chiffres s’ajoutent d’autres réalisations : une augmentation du capital réussie avec une levée de près de 1 MMDH (1,49 million d’actions sursouscrites 29 fois).
Sur le plan opérationnel, une performance boostée par une série d’ouvertures, à raison d’un établissement en moyenne par mois en 2024, avec des unités qui sur-performent dès leur mise en service et des hôpitaux historiques qui s’inscrivent dans une dynamique d’amélioration continue. À fin 2024, Akdital compte 33 établissements d’une capacité de 3 706 lits, soit 15 % de la capacité litière nationale privée. Le groupe a enregistré par ailleurs au cours de la même année 672 034 admissions, prises en charge par une équipe qui s’est renforcée à 7 090 collaborateurs (dont 65 % de personnel paramédical et 3 569 médecins).
Le groupe, proposant des plateaux techniques intégrés et complets au niveau de ses structures, s’impose sur le domaine de l’oncologie, générant 33 % du chiffre d'affaires, soit 949 MDH, de cette activité, en plus de 2 MMDH des activités multidisciplinaires (67 %). Des performances qui s’appuient, en plus des compétences médicales et paramédicales, sur des équipements de pointe. Quelque 197 salles opératoires, 953 lits de soins intensifs, 294 box de réanimation adulte et 145 lits de réanimation néonatale, 24 accélérateurs de radiothérapie, dont plusieurs dans de petites et moyennes villes et celles reculées - « une première au Maroc », commente Talib-, 24 salles de cathétérisme, 369 fauteuils de chimiothérapie, 3 unités de greffe de moelle, 6 centres de médecine nucléaire, 27 lits d’hématologie, 6 Pet scan et 26 centres de radiologie, ainsi que le Da Vinci Xi, 4ème et dernière génération du robot chirurgical Da Vinci, font la fierté du groupe.
La croissance, kérosène des ambitions
Cette croissance financière, couplée à la forte performance opérationnelle, ne fait qu’alimenter les ambitions du Groupe Akdital, qui, aujourd’hui, annonce une vision à l’horizon 2030, qui va au-delà des objectifs tracés il y a près d'une année. Quatre axes principaux forment l’ossature de cette stratégie : le développement au niveau national, le développement à l’international, l’excellence opérationnelle centrée sur l'expérience patient et la responsabilité et impact positif.
Poursuivant sa stratégie de maillage territorial – et concrétisant ainsi sa promesse d’au moins une ouverture par mois au cours de 2024, malgré quelques difficultés rencontrées-, le leader de la santé privée au Maroc prévoit désormais de quasiment doubler le nombre de ses établissements et projette ainsi un réseau couvrant la quasi-totalité du territoire national, avec un focus particulier sur les petites et moyennes villes loin de l’axe Tanger-Casablanca.
En 2025, Akdital met le cap sur l’Oriental et le Sud, en visant, en plus de Guelmim où un établissement a été inauguré en début d’année, Nador, Oujda, Inzegane, Laâyoune, en plus de nouvelles structures à Rabat, Casablanca, Marrakech. En 2026, le groupe compte s’implanter à Al Hoceima, Taza, Khémisset, Berrechid, et renforcer ses capacités à Fès, où il est déjà présent. En 2027, de nouveaux établissements seront ouvert à Tanger, Marrakech et à Agadir, ainsi que d’autres à Berkane et Kalaa des Sraghna.
On évoque donc désormais une capacité litière de 6 200 lits distribués sur 62 établissements dans 32 villes à fin 2027. Le tout, grâce à des investissements de 3,4 MMDH et selon une feuille de route 2025-2030 toute tracée. Le groupe déjà présent sur 11 des 12 régions, a pour objectif de renforcer l’offre de soins nationale et la rendre accessible dans les quatre coins du royaume. « Il y a encore du chemin à faire et on participe et on fait de notre mieux pour être à la hauteur des attentes », affirme Talib.
Un réseau national intégré
Au-delà d’un simple maillage territorial, Akdital ambitionne de construire un réseau national complet et diversifié, qui intègre différentes structures de différentes tailles nécessaires à rapprocher les différents services de santé aux citoyens. Ce réseau, on compte le construire avec des cliniques satellites, ainsi que de grands hôpitaux privés. « Ce sont des structures sous forme de cliniques qui englobent une centaine de lits dans les villes de taille moyenne qui ne dépassent pas les 100 000 habitants », explique Talib.
En parallèle, Akdital mise sur un renforcement de l’offre régionale grâce au déploiement des centres de diagnostic qui orbitent autour des grands hôpitaux privés. Pour chaque hôpital Akdital, 4 à 5 villes dans un rayon de 100 km seront donc identifiées, afin d’y ouvrir un centre de diagnostic. Cela représente un objectif de 200 centres à l’horizon 2030. Il s’agit, pour le groupe, d’une nouvelle manière de rapprocher le diagnostic des populations qui habitent loin des centres urbains. « On a maintenant un plan pour créer, à l’échelle nationale, des centres de diagnostic et de soins dans des petites villes de 40 000 à 100 000 habitants. Il va y avoir aussi des centres smart et 4.0, avec un médecin urgentiste H24 et en même temps avec des équipements qui est relié à une unité centrale pour l’interprétation », explique au Desk Rochdi Talib.
Ces centres seront dotés d’unités de radiologie, de biologie médicale, le dépistage des maladies cardiovasculaires et endocriniennes etc. « pour traiter l’extrême urgence et la prendre en charge », poursuit le PDG d’Akdital. Pour les cas nécessitant des transferts vers les grands hôpitaux, une ambulance médicalisée sera mise à la disposition de chaque centre.
Dès septembre prochain, un « Prime Hospital » sera ouvert à Casablanca. Une « première » au Maroc, qui sera dupliquée par la suite à Rabat, Tanger, Agadir et Fès. « Ce sont des hôpitaux qui seront mis en place dans les grandes villes du Royaume qui accueilleront la Coupe du monde 2030. Ce sont des hôpitaux 4.0 qui répondent à une certain niveau de technicité exemplaire, avec une robotisation au maximum, avec des colonnes d’intervention chirurgicales 4D, et qui offrent aussi un hébergement de haut standing pour accueillir certaines patientèles exigeantes », étaye Talib.
Deux nouvelles entités orientées vers l'innovation et la formation
Comme rapporté précédemment par Le Desk, ce développement du maillage territorial d’Akdital s’est accompagné d’une refonte organisationnelle, avec une nouvelle structuration autour de pôle régionaux. « Pour accompagner ce développement au niveau des régions et faire face à de nouveaux défis, il est nécessaire de réfléchir à la manière avec laquelle nous voulions diriger cette opération », souligne Ilyass El Harti, directeur général délégué en charge des opérations, support et transformation (DGD OST), ajoutant que « c’est là où nous avons mis en place cette nouvelle organisation répartie par régions-clusters, et nous avons doté chaque cluster de l’autonomie nécessaire pour pouvoir gérer les différents sites qui lui sont rattachés ».
Aujourd’hui, avec l’accélération de l’expansion, l’organisation d’Akdital sera encore renforcée. Deux entités stratégiques viendront ainsi muscler l’écosystème du groupe : Akdital Innov et Akdital Academy. L’idée derrière Akdital Innov est de doter le groupe d’un moteur d’innovation technologique axée autour de la médecine 4.0 centrée sur le patient avec un objectif de mettre à la disposition du groupe les dernières avancées médicales et des infrastructures de pointe.
Akdital Academy, quant à elle, proposera de la formation continue couvrant les activités paramédicales et administratives. Une initiative qui s’inscrit dans l’engagement du groupe d’accompagner les collaborateurs dans leur évolution professionnelle, mais aussi renforcer les capacités des futurs professionnels qui intégreront d’autres établissements, qui pourront bénéficier de l’offre de formation proposée par Akdital Academy.
Le groupe, souligne-t-on, pense aussi à ouvrir les portes de ses établissements à différentes institutions de formation médicale et paramédicale afin de permettre à leurs étudiants d’y effectuer leurs stages.
De nouveaux plans à l’international
« On a encore beaucoup à faire au niveau national, avec tous les efforts aussi bien par le public qu’avec le privé ». En présentant les futurs plans du Groupe Akdital à l’international, Rochdi Talib reprend la même déclaration auparavant avancée pour expliquer le report de ces plans d’expansion à l’étranger. Or, bien qu’un « long chemin reste à parcourir » au Maroc, le groupe se dit aujourd’hui « prêt » à un déploiement à l’international.
« Après deux ans de réflexion et d'exploration et des allers retours entre le Maroc, et différents pays, on a pris la décision de poser les valises au niveau des Émirats arabes unis et de l'Arabie Saoudite avec quatre établissements, des centres hospitaliers de 200 lits chacun qui vont voir le jour entre 2027 et 2030 pour être présents avec le drapeau marocain dans ces deux pays », affirme au Desk le PDG.
Ce choix marque un changement de cap par rapport aux plans initialement annoncés et qui portaient une couleur panafricaine. Un choix qui s’est à vrai dire imposé : « Malheureusement, la partie subsaharienne ne dispose encore pas d'une maturité du marché. C’est un marché qui n'est pas encore assez mûr pour nous inciter d’aller s’y installer », explique Talib. Par ailleurs, une problématique de taille dans ces pays demeure les ressources humaines : « On a fait des essais en Côte d'Ivoire et au Sénégal, mais la problématique des ressources humaines est majeure, et on n’est pas encore arrivés à un stade au Maroc où l’on puisse transférer des ressources humaines. Pour nous, c’est le Maroc d’abord, puis l’international ».
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