n°41.Comment Al barnamaj al-marhali s’est transformé en idéologie sectaire, sacralisée et ultra-violente ?
Le 18 mai, l’université de Meknès était le théâtre d’un événement qui a suscité l’indignation de l’opinion publique toutes tendances confondues. Des étudiants du courant Al barnamaj al-marhali (que l’on peut traduire par Programme d’étape), d’obédience marxiste-léniniste, ont agressé Chaïmae, une jeune fille employée de la cafétéria de l’université. Ses agresseurs l’ont menottée, lui ont bandé les yeux et rasé le crâne. Motif invoqué : elle était soupçonnée d’espionner leurs activités au profit d’un groupe concurrent.
La barbarie des actes commis par ce mouvement qui se positionne comme un courant d’extrême gauche n’est que la réminiscence d’une longue série d’événements similaires vécus dans l’enceinte des facs marocaines ces dernières années. Des membres de ce courant sont accusés notamment de l’assassinat de l’étudiant islamiste Abderrahim Hasnaoui à l’Université Dar al-Mehraz de Fès en 2014. Quelle est donc la doctrine de ces jeunes "gauchos" qui les pousse à la violence extrême et à commettre des châtiments corporels dignes de la Loi du Talion ?
Des tribunaux populaires pour un territoire clos
L’agression de Chaïmae est le fait d’un « procès populaire » appliqué selon d’anciens préceptes et rituels de l’UNEM, l’union syndicale des étudiants, peut-on lire dans un communiqué rendu public le lendemain par les partisans mèknassis d’Al barnamaj al-marhali.
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