n°1225.Comment le Maroc veut doter ses entreprises d’un arsenal normatif pour la comptabilité carbone et le reporting ESG
19 projets de normes marocaines ont été adoptés le 15 avril 2026 par la commission de normalisation de la gestion des gaz à effet de serre (GES), du changement climatique et des activités associées, relevant de l’Institut marocain de normalisation (IMANOR) dirigé par Abderrahim Taibi. Un bloc normatif inédit dans son ampleur, qui couvre aussi bien les principes de vérification des bilans carbone que les méthodes de calcul d’émissions propres à trois secteurs industriels stratégiques : le gaz naturel, le bois et la sidérurgie. S’y ajoutent des normes encadrant le captage, le transport et le stockage du CO2, domaine jusqu’ici peu couvert par la réglementation marocaine.
Ces adoptions enrichissent le catalogue des normes marocaines dans un contexte marqué par une double pression : la montée en puissance des exigences de traitement de l’information climatique sur les marchés internationaux, et l’entrée en vigueur du mécanisme d’ajustement carbone aux frontières (MACF) de l’Union européenne, qui s’applique depuis janvier 2026 aux exportateurs marocains d’acier, de ciment, de fer et d’engrais.
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