n°907.Coup de froid sur les relations maroco-américaines
Les relations avec Paris, déjà exécrables et davantage détériorées par la couverture médiatique faites par certaines rédactions françaises du séisme du 8 septembre, jugée attentatoire à l’image du Maroc et à ses institutions, ajouté à cela le dernier couac autour des propos de la locataire du Quai d’Orsay, Catherine Colonna, expliquerait le peu d'entrain pris par le Palais à recevoir en audience l’ambassadeur de France, Christophe Lecourtier. Rabat n’a pas non plus d’ambassadeur sur les bords de Seine. Mais le fait que celui des Etats-Unis, Puneet Talwar n'ait pas fait partie non plus de la première cohorte soulignerait aussi, au-delà des explications protocolaires de l'ordre d'arrivée en poste, l’existence de tensions palpables entre le royaume et son allié américain.
Jusqu’ici, l’axe Rabat-Washington, renforcé par la reconnaissance américaine, sous le mandat du président Donald Trump, de la souveraineté du Maroc sur le territoire du Sahara Occidental n’a pas été altéré, du moins publiquement, sous celui de son successeur, Joe Biden. Quoique l’enthousiasme autour de l’accord trilatéral conclu avec Israël dans le cadre des Accords d’Abraham n’a pas été au rendez-vous de la part de la diplomatie américaine, il n’y a pas eu de remise en cause de cette reconnaissance, que ce soit par la Maison Blanche ou le Département d’Etat.
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