n°1142.Diplomatie religieuse marocaine : les fragilités d’un soft power sous tension
Présentée comme un modèle de stabilité et de modération, la diplomatie religieuse marocaine s’est imposée comme un instrument central de souveraineté et d’influence régionale. Mais derrière la cohérence doctrinale et l’efficacité institutionnelle, un récent rapport approfondi de l’Institute for Strategic Dialogue (IDS), un think tank basé à Londres, met en lumière des fragilités structurelles : centralisation excessive, concurrence numérique incontrôlée, tensions identitaires internes et risque d’érosion de la crédibilité spirituelle. Autant de failles susceptibles d’affaiblir, à terme, ce soft power fondé sur la foi.
L’unité comme force… et comme vulnérabilité
La diplomatie religieuse marocaine repose sur une promesse centrale : celle d’une unité doctrinale garante de stabilité politique et de sécurité spirituelle. Le modèle articulé autour du rite malékite, de la théologie acharite, du soufisme sunnite et de l’autorité du roi en tant qu’Amir al-Mouminine est présenté comme un rempart contre la fragmentation religieuse observée dans d’autres pays de la région.
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