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27.11.2022 à 19 H 36 • Mis à jour le 27.11.2022 à 19 H 54 • Temps de lecture : 3 minutes
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n°824.Le Maroc de 2022 sert des résultats, pas du football-champagne

La victoire du Maroc face à la Belgique (2-0) est l’exemple parfait de la stratégie à suivre pour gagner un match lorsqu’on est destiné sur le papier à le perdre : bien défendre, attendre son opportunité, mais surtout, exploiter les coups de pied arrêtés

Les Lions de l’Atlas sont parvenus, de la même manière que lors du premier match les opposants à la Croatie, à neutraliser les joueurs créatifs adverses, ceux capables de créer le danger dans le dernier tiers du terrain. L’artificier en chef de la Belgique, Kevin De Bruyne, aura tenté 25 passes dans le dernier tiers du terrain, pour un misérable ratio d’efficacité de 64 %. En 90 minutes, il n’a pu trouver de co-équipier dans la surface qu’à deux reprises. Tristes chiffres pour le meilleur passeur de Premier League.


Evidemment, ils ont également capitalisé sur un adversaire dépourvu d’idées, de fraîcheur et de jeunesse. Car la Belgique de 2022 n’est plus que l’ombre de celle de 2018. Et ce, de l’avis de De Bruyne lui-même. Interrogé par la presse anglaise à quelques semaines de la Coupe du monde sur les chances de son pays, il avait dressé un constat amer : « Aucune chance, nous sommes trop vieux ».


En attendant le dénouement du choc entre l’Espagne et l’Allemagne (20h00), le Maroc peut se targuer d’être, avec la Pologne, la seule équipe n’ayant encaissé aucun but au bout de deux rencontres disputées. Elle se situe justement là la différence entre le Maroc d’Hervé Renard en Russie, agréable mais fragile et celui de Walid Regragui, industriel mais solide. Du Regragui, en somme.


Le Maroc a entamé la rencontre dans son 4-1-4-1 habituel, avec le même onze ayant débuté face aux Vatreni. Regragui, conscient des limites physiques de ses joueurs, n’a pas envoyé ses joueurs au charbon dans un pressing effréné de l’arrière-garde de la Belgique, tel que choisi par les Canadiens. Il a donc préféré, comme lors de la première journée, placer un bloc intermédiaire devant les centraux adverses. L’objectif est simple : « Vous pouvez garder le ballon, mais vous n’en ferez rien ». Au bout d’un quart d’heure de jeu, les Diables rouges totalisaient 78 % de possession de la balle.


Les premières 45 minutes auront été intenses mais sans grand intérêt pour le spectateur neutre avide de football-champagne et de buts. Après la pause, le Maroc a redoublé d’efforts, pressant cette fois-ci un peu plus haut. Les co-équipiers de Hakim Ziyech - auteur d’une prestation stratosphérique autant sur le plan offensif que défensif - ont même monopolisé le ballon entre la 55ème et la 65ème minute.


Le but sur coup franc de Sabiri, survenu ni dans le sens du jeu, ni à son opposé, a sonné l’adversaire. « Nous avons défendu le coup franc du but de la même manière que nous l’avons fait ces dernières années. C’était bien frappé, rien à avoir avec notre configuration », a tenté d’expliquer le sélectionneur de la Belgique, Roberto Martinez, après coup. Une justification peu recevable, d’autant plus que le but - une frappe au premier poteau - est une réplique quasi-identique de celui refusé à Hakim Ziyech, dans les derniers instants de la première période.


Le Maroc a finalement réussi là où le Canada a échoué : punir une génération dorée mais vieillissante de Belges en manque d’inspiration, de renouvellement et peut-être même de motivation. Cerise sur le gâteau : d’après la plateforme de données spécialisées Opta, le Maroc a désormais 87,25 % des chances de se qualifier pour le second tour (après  le résultat du match Croatie-Canada 4-1). Pas mal pour un petit poucet.

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