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24.11.2022 à 17 H 16 • Mis à jour le 24.11.2022 à 17 H 16 • Temps de lecture : 3 minutes
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n°822.Quelles leçons tirer de la petite victoire de la Belgique face au Canada ?

Victorieuse face au Canada (1-0), la Belgique a pourtant été trahie par ses défauts : vieillissante, peu inspirée et facilement bousculée physiquement par la jeunesse canadienne. Analyse

Si vous n’avez pas regardé le choc entre la Belgique et le Canada, vous serez surpris d’apprendre que le score reflète l’opposé du déroulement de la rencontre. Les coéquipiers d’Alphonso Davies - malheureux héro du penalty raté à la 10ème minute - n’ont franchement pas démérité. Ils se sont procurés les meilleures occasions du match (22 tirs contre 9 seulement pour les Diables rouges) et auraient pu surprendre une formation belge complètement dépassée par les événements. Mais c’est bien connu. En Coupe du monde comme dans toute autre compétition internationale majeure, tout se joue sur de minuscules détails, parfois insignifiants mais qui s’avèrent souvent décisifs.


Mercredi soir, la performance des Belges était tout sauf enflammée, contrairement aux motifs qu’ils arboraient sur leur maillot. Le conservatisme excessif du sélectionneur de la Belgique, Roberto Martinez et son entêtement à employer des cadres de l’équipe vieillissants auraient pu lui coûter les premiers points de la compétition. Le technicien espagnol s’est appuyé sur son 3-2-4-1 traditionnel, dans lequel l’artificier Kevin De Bruyne occupait un rôle de meneur de jeu libre, descendant régulièrement très bas sur la pelouse pour assurer la progression du ballon.


Mission annihilation

En face, le Canada a présenté un 5-2-3 extrêmement offensif, censé libérer sa star, Alphonso Davies, de ses responsabilités défensives pour le laisser vagabonder sur le flanc gauche. Le plan du Canada aura été on ne peut plus clair : empêcher le trio Axel Witsel, Youri Tielemans et Kevin De Bruyne de se retourner face au jeu et ainsi remonter le ballon vers le secteur offensif. Pour ce faire, les trois attaquants canadiens, Junior Hoilett, Jonathan David et Tajon Buchanan se relayaient pour couvrir le premier relayeur belge, Axel Witsel, tandis qu’Alphonse Davies et Hutchinson s’occupaient de marquer à la culotte les deux autres milieux adverse, Tielemans et De Bruyne.


Les défenseurs belges se retrouvent ainsi forcés à jouer vers les côtés, en l’occurrence, vers Timothy Castagne. Le piège fonctionne. Celui-ci est immédiatement mis sous pression par le joueur canadien le plus proche, qu’il s’agisse d’Alphonso Davies ou de Stephen Eustáquio. Isolé, le latéral droit belge doit jouer en retrait vers l’un de ses coéquipiers en charnière centrale. Il faut donc tout recommencer. Le plan canadien fonctionne à merveille. Les Canadiens ont réussi à annihiler les éléments créatifs belges. Mais une erreur d’inattention de l’arrière-garde nord-américaine sur une longue transmission de Toby Alderweireld vers Michy Batshuayi aura suffi aux Belges pour inscrire l’unique but de la rencontre.


Des Diables vieillissants

La Belgique possède l’effectif le plus vieux de la compétition, avec une moyenne d’âge de 29 ans, ex aequo avec l’Iran. Roberto Martinez a souvent été critiqué pour sa dépendance vis-à-vis des tauliers de la sélection et sa réticence à renouveler la sélection avec des jeunes prometteurs qui pourrait prendre le relai à Eden Hazard, Jan Vertonghen et les autres. Le cas d’Eden Hazard est assez symptomatique. Le numéro 10 comptabilise trois titularisations uniquement avec le Real Madrid cette saison. Il continue pourtant à figurer sur la feuille de match de Martinez, en tant que capitaine de surcroît, alors que d’autres joueurs tels que Leandro Trossard, auteur d’une saison fantastique en Premier League avec Brighton, auraient pu représenter un choix mieux inspiré et surtout, plus pertinent.


Pour les Lions de l’Atlas, la clé du match face à la Belgique, dimanche, réside dans sa capacité à neutraliser les milieux de terrain belges. Les Canadiens ont réussi cette tâche à merveille, mercredi soir. Plus tôt dans la journée, les poulains de Walid Regragui avaient accompli une tâche similaire face à Luka Modric et ses compagnons, quoique les configurations étaient quand même assez différentes, dans le sens où le Maroc a opté pour un bloc intermédiaire, tandis que le Canada se positionnait plus haut sur le terrain.

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