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Un établissement hôtelier dans la lagune de Marchica.
27.04.2026 à 01 H 52 • Mis à jour le 27.04.2026 à 13 H 58 • Temps de lecture : 15 minutes
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n°1221.Marchica, l’ambition reformulée : ce que dit le nouveau plan d’aménagement de la lagune

La consultation publique sur le Plan d'aménagement spécial (PAS) de la lagune de Marchica s'est achevée le 24 avril. Sa lecture révèle un document qui rompt discrètement avec la promesse touristique de 2009 et fait basculer une part considérable du territoire dans la protection ou la réserve foncière. Décryptage

Quatre-vingt-une pages, 31 articles, 4 annexes, 11 planches au 1/5 000e, un plan d'assemblage et un autre détaillant le domaine public. Pour qui veut comprendre ce que l'État entend faire de la lagune de Marchica dans les prochaines années, il faut s'armer de patience… et d'une loupe.


Le Plan d'aménagement spécial (PAS) dont la consultation publique s'est achevée vendredi 24 avril dans les communes de Nador, Beni Ansar, Arekmane et Bouareg est légitimé par l'article 22 de la loi 25-10 du 16 juillet 2010, qui régit l'aménagement du site et lui confère une autorité supérieure à tous les plans communaux et sectoriels. À l'image de ce qui a été engagé sur la vallée du Bouregreg, en vertu de la loi 16-04 de 2005, le PAS relève d'un régime d'urbanisme dérogatoire au droit commun, conçu pour piloter sur le long terme une transformation territoriale d'envergure. Il engage l'avenir d'une région.


Or, à le lire ligne par ligne, en superposant le règlement et les planches qui l'accompagnent, une histoire émerge, sensiblement différente de celle qui avait été annoncée en 2009. Le projet, dont les premières esquisses avaient été présentées au roi Mohammed VI dès juillet 2007, et qui s'était concrétisé par la création de la société Marchica Med en mars 2008, devait alors élever 7 cités touristiques, 101 200 lits, 1 000 villas, 6 marinas, 80 000 emplois directs et indirects et 46 milliards de dirhams (MMDH) d'investissement. La dépollution de la lagune s'est accomplie, comme Le Desk en a livré le récit dans son grand angle « Marchica, le miracle vert » en février. Mais le projet urbain, lui, a tenu moins de promesses qu'annoncé. Atalayoun s'est dressée, son golf et son hôtel 5 étoiles aussi. La Cité des Deux Mers, à l'embouchure de la lagune, a connu un démarrage timide. Les autres cités, à des degrés divers, sont restées dans les cartons. Le PAS de 2026 prend acte de ce décalage et propose une refondation que ses concepteurs n'ont guère mise en avant.


Trois cités confirmées, trois reléguées

Sur le papier, les 7 cités historiques se retrouvent toutes dans le nouveau plan. Mais à les examiner une à une, à confronter leurs paramètres aux planches cartographiques, on s'aperçoit que le règlement les traite désormais selon des logiques radicalement différentes.

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