n°1209.Minurso : la mission fantôme du Sahara au seuil de sa liquidation
Le compte à rebours a commencé. Le 24 avril, le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra des consultations à huis clos sur la Minurso sous la présidence de Bahreïn. Alexander Ivanko, chef de la mission, et Staffan de Mistura, Envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, y présenteront chacun un état des lieux. Six jours plus tard, António Guterres doit remettre aux 15 l'examen stratégique que lui imposait la résolution 2797 : un document censé évaluer la pertinence d'une mission créée pour un référendum qui n'a jamais eu lieu. Ces deux dates ne sont que le premier acte d'une séquence dont le dénouement se jouera en octobre, lors du renouvellement du mandat. Mais tout ce qui s'est passé durant les six derniers mois laisse entrevoir une rupture bien plus profonde qu'un ajustement technique.
Une mission déjà en cours d'évidement
La Minurso se vide de l'intérieur. Dès novembre 2025, Ivanko a écarté 4 chefs de secteur et de département, un ménage interne que des sources onusiennes ont décrit comme le volet opérationnel d'une contraction d'ensemble des activités de terrain. Les bureaux de Laâyoune ont suspendu le recrutement de personnel local. En février, la conseillère militaire par intérim de l'ONU a inspecté le quartier général et les sites avancés d’Es-Semara et Bir Lahlou. Fin mars, une délégation de hauts responsables des opérations de paix a passé une semaine sur place avant de poursuivre ses consultations en Mauritanie. Tous ces déplacements alimentent directement le rapport que Guterres doit remettre fin avril.
Abonnez-vous pour continuer la lecture
à partir de 40 dh par mois
(facturé annuellement)
Choisir une offreLe Desk a été le premier à révéler
©️ Copyright Pulse Media. Tous droits réservés.
Reproduction et diffusions interdites (photocopies, intranet, web, messageries, newsletters, outils de veille) sans autorisation écrite.




