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Aziz Akhannouch, président du Rassemblement national des indépendants (RNI), lors du Conseil national du parti ouvert le 10 janvier 2026.
12.01.2026 à 03 H 13 • Mis à jour le 12.01.2026 à 09 H 39 • Temps de lecture : 9 minutes
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n°1144.RNI : le renoncement inattendu d’Akhannouch ouvre une bataille de succession éclair

Le chef du gouvernement renonce à briguer un troisième mandat à la tête du Rassemblement national des indépendants et annonce qu'il ne se représentera pas aux législatives. Une décision avancée comme mûrement réfléchie, mais dont le calendrier précipité prend de court jusqu'aux caciques de son parti. Décryptage d’un mercato‑surprise

La nouvelle est tombée comme un couperet ce dimanche 11 janvier. Aziz Akhannouch, président du Rassemblement national des indépendants (RNI) depuis 2016 et Chef du gouvernement depuis 2021, ne briguera pas un troisième mandat à la tête du parti. Plus encore : il renonce également à se présenter aux prochaines élections législatives, fermant ainsi la porte à un second mandat à la tête de l'Exécutif. Une double annonce qui a sidéré jusqu'aux plus proches collaborateurs du politicien fortuné du Souss, alors même que quelques heures plus tôt, lors du Conseil national du samedi, rien ne laissait présager un tel séisme politique.


Une réunion sous haute tension émotionnelle

C'est lors d'une réunion du bureau politique, décrite comme particulièrement intense et marquée par des échanges vifs autant que par une forte charge émotionnelle, qu'Akhannouch a abordé avec délicatesse la question de son départ. Selon ses déclarations à la presse à l'issue de la réunion, il a lui-même demandé à ce que l'élection du président soit ajoutée à l'ordre du jour du Congrès extraordinaire initialement prévu pour renouveler les instances du parti.


Le président sortant invoque d'abord un argument statutaire : les textes du RNI limitent à deux le nombre de mandats présidentiels, et il estime que la direction d'un parti ne saurait relever d'un « héritage ». Mais il avance aussi une justification politique liée au calendrier électoral : conscient de son départ prochain, il lui paraissait inconcevable de mener la campagne électorale pour les législatives tout en sachant qu'il ne resterait pas à la tête du RNI, une posture qu'il aurait considérée comme une forme de tromperie envers les électeurs.

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