n°1099.Sahara : nouvelle frontière pour l’investissement américain sous parapluie diplomatique
En réaffirmant, au cours de son second mandat, le soutien américain à la souveraineté marocaine sur le territoire du Sahara occidental, Donald Trump a consolidé une rupture entamée fin 2020, en alignant la position diplomatique des États-Unis sur la proposition marocaine d’autonomie. Si cette reconnaissance s’inscrivait alors dans le cadre plus large des Accords d’Abraham, elle a depuis produit des effets structurels. L’appui explicite exprimé par Trump dans un message officiel adressé au roi Mohammed VI marque une continuité stratégique, désormais incarnée par la diplomatie économique américaine.
Le secrétaire d’État Marco Rubio a, dès avril, réitéré que le plan d’autonomie marocain constituait la seule base crédible et réaliste pour une résolution du conflit, fermant ainsi la porte à l’option référendaire défendue par le Front Polisario et soutenue par Alger. Cette position, qui conforte de facto le contrôle administratif exercé par Rabat sur le territoire, redéfinit les règles du jeu pour les investisseurs.
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