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04.11.2023 à 15 H 22 • Mis à jour le 04.11.2023 à 15 H 22 • Temps de lecture : 5 minutes
Par et
Sahara

À l’ONU, le Maroc dénonce les atteintes aux droits de l’Homme dans les camps de Tindouf

L’obsession maladive de l’Algérie par la question du Sahara marocain a été mise à nu devant la 4ème commission de l’Assemblée générale de l’ONU par la délégation marocaine, prouvant, s’il en est besoin, que l’Algérie est bel est bien une partie principale à ce différend régional.


En réponse aux allégations fallacieuses du représentant algérien au sujet de la situation des droits de l’Homme au Sahara marocain et sa référence biaisée à l’inclusion de mécanismes de surveillance des droits de l’Homme dans le mandat de la Minurso lors du débat général de la Commission sur les opérations de maintien de la paix, Mouna Ouazzani, conseillère près la Mission permanente du Maroc auprès des Nations Unies, a souligné que l’insistance par l’Algérie à évoquer la question du Sahara marocain parmi tous les autres points discutés au sein de cette Commission, démontre que ce pays est bel et bien une partie principale à ce conflit créé de toutes pièces.


La diplomate a regretté que l’ignorance de l’Algérie en matière de maintien de la paix, « qui n’a d’égale que sa haine à l’égard du Maroc » pollue un débat d’une grande importance pour les États membres, dont principalement des pays fournisseurs de troupes et de police et les États hôtes des missions de maintien de la paix, notant que c’est un fait d’autant plus regrettable alors que l’Algérie ne fait partie d’aucune de ces catégories.


Citant des données officielles du département des opérations de paix de l’ONU, l’intervenante a indiqué que l’Algérie ne contribue aucunement aux opérations onusiennes de maintien de la paix.


« Pas de casques bleus. Pas de bérets bleus. Pas d’apport autre que deux experts en mission », a-t-elle relevé, soulignant que « ce ne sont pourtant pas les effectifs ou les ressources qui manquent du côté algérien, mais la volonté politique et la confiance dans le rôle de l’ONU en matière de maintien de la paix et de la sécurité ».


Invitant l’Algérie à se garder de s’immiscer dans les débats sur une question à laquelle elle ne contribue guère et dont elle ne saisit pas l’enjeu, la diplomate marocaine a tenu à rappeler que les mandats des missions de maintien de la paix sont définis par le Conseil de sécurité.


« Dans le cas spécifique du mandat de la Minurso, le Conseil de sécurité a réaffirmé sa position et celle de la communauté internationale en début de semaine, avec l’adoption de la résolution 2703, qui, non seulement n’appelle pas à la mise en place d’un quelconque mécanisme de surveillance des droits de l’Homme, mais salue les mesures et initiatives prises par le Maroc pour assurer la promotion et la protection des droits de l'Homme dans son Sahara, ainsi que l’interaction du Royaume avec les procédures spéciales du Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies », a-t-elle expliqué.


Soulignant que la situation des droits de l’Homme au Sahara marocain est bien meilleure qu’en Algérie et dans ses camps de Tindouf, l’intervenante a défié la délégation algérienne de répondre à la question suivante : « Si votre pays est réellement soucieux de la promotion et de la protection des droits de l’Homme, pourquoi non seulement ne fait-il rien pour améliorer la situation dans les camps de Tindouf, dont il est le pays hôte, comme le demande le Conseil de sécurité, mais continue de violer les droits humains fondamentaux des populations retenues contre leur gré dans ces camps ? ».


Elle a enchaîné en se demandant «  pourquoi ce pays permet-il à un groupe armé le polisario de recruter des enfants parmi ces populations ? Pourquoi autorise-t-il les exactions, les abus sexuels et les viols contre les femmes et les filles des camps par les dirigeants du groupe séparatiste, dont le dénommé Brahim Ghali ? Pourquoi refuse-t-il de coopérer avec le HCR et le PAM pour mettre en œuvre le plan d’enregistrement des populations des camps, comme le demande le Conseil de sécurité depuis 2011 ».


« Le Maroc s’enquiert des conditions de vie des séquestrés de Tindouf et de la grave situation humanitaire dans les camps, avec les détournements de l’aide humanitaire destinée aux populations, les abus des droits de l’Homme, la corruption et l’absence de la liberté d’expression, d’association et de circulation », a-t-elle souligné, rappelant que le dernier rapport du Secrétaire général de l’ONU sur le Sahara marocain déplorait encore une fois la situation des droits de l’Homme dans les camps de Tindouf.


Rappelons que le Conseil de sécurité de l'ONU a adopté, le 30 octobre dernier, la résolution renouvelant le mandat de la Minurso pour une année. En plus de la prorogation du mandat du Minurso, le texte de cette résolution adoptée par 13 voix pour et deux abstentions (Russie et Mozambique) contient plusieurs dispositions en faveur du Maroc et qui confortent sa position sur le dossier du Sahara.


Un jour avant la réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, le Front Polisario a perpétré une attaque dans la ville d'Es-Smara, faisant un mort et trois blessés. Cette attaque a touché quatre zones d'impact, réparties dans trois quartiers de cette ville du sud marocain. Une attaque que Omar Hilale, l'ambassadeur représentant du Maroc à l'ONU, a qualifié d' « acte terroriste ».

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