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05.12.2017 à 16 H 48 • Mis à jour le 05.12.2017 à 16 H 57
Par
Immobilier

Affaire Paradise Beach: nouveau piquet de protestation à Londres

Les « 800 investisseurs » européens (principalement anglais et MRE) floués dans le projet Paradise Beach &  Golf Resort de Tanger, organisent un nouveau piquet de protestation –  le 7ème depuis que l’affaire a pris un tournant diplomatique –  , lundi 11 décembre (de 11h à 14h) devant l’Ambassade du Maroc à Londres.


Comme pour leur précédente manifestation du 27 mars, ils seront soutenus par des parlementaires anglais dont Thomas Brake, « furieux par la manière dont les 800 investisseurs ont été traités jusqu’à présent par l’Etat Marocain », partie prenante dans ce projet immobilier depuis 2006.


Depuis 11 ans, les acquéreurs de biens immobiliers jamais livrés attendent une résolution dans ce projet abandonné par le promoteur Larbi Tadlaoui en 2009. Ce dernier a purgé une peine de prison d’un an et demi pour « non-respect de ses engagements contractuels » et également « perdu son procès contre l’Etat marocain en novembre 2017 ». Le 24 mars 2017, ces investisseurs se sont rendus à Tanger pour porter plainte et avaient été entendu par le procureur général. Certains attendent la date d’un nouveau procès en pénal à Tanger contre Tadlaoui. Tous demandent à être indemnisés des 35 M£ qu’ils ont investis dans ce projet porté par l’agence immobilière Prestige Properties.


Une lettre ouverte adressée au roi Mohammed VI a été remise à l’Ambassade du Maroc en marge de la protestation du 27 mars et transmise au cabinet de Theresa May, premier ministre du Royaume Uni. « Cette lettre est restée sans réponse du Maroc », affirme le collectif des investisseurs. En juillet 2016, une missive du même ordre avait été adressée à Abdelilah Benkirane, alors chef du gouvernement, elle aussi restée lettre morte.


Le sujet avait toutefois été abordé le 10 octobre lors d’une réunion à Londres entre Mohamed Sajid, ministre du tourisme, Lamia Boutaleb, secrétaire d’Etat et Alistair Burt, ministre d’Etat britannique en charge du développement international. Un point sur la question a été organisé la semaine qui a suivi à Rabat entre les départements de l’Intérieur, de la Justice, des Finances, du Tourisme et des Affaires étrangères. Le 7 novembre à Londres, la représentation des investisseurs s’est réunie avec l’Ambassadeur britannique à Rabat, Thomas Reilly.


Début janvier 2018 aura lieu un débat à Westminster à l’instigation des parlementaires anglais Thomas Brake du parti libéral, Stephen McCabe du parti travailliste et Robert Courts du parti conservateur.

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