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01.07.2021 à 13 H 43 • Mis à jour le 02.07.2021 à 13 H 41
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Diplomatie

Laya a ordonné à l’armée espagnole de ne pas contrôler le passeport de Ghali

Le leader du Front Polisario, Brahim Ghali, n’est pas passé par la case contrôle du passeport le jour de son arrivée en Espagne, le 18 avril dernier, en provenance d’Algérie. C’est ce que révèle ce jeudi le site d’information El Español, publiant un extrait de la réponse adressée par le chef de la base aérienne militaire de Saragosse au juge d’instruction n°7 de l’Audiencia nacional de Madrid, Santiago Pedraz.


« Des ordres ont été reçus par voie téléphonique de la part de la section des Relations internationales de l’Etat-Major de l’Armée de l’Air pour que la personne voyageant à bord de l’avion ne passe pas le contrôle des passeport, ni par la douane, de sorte que l’on ignore l’identité des personnes à bord », lit-on sur le document révélé par nos confrères espagnols. Le général en question, José Luis Ortiz-Cañavate, ajoute également que selon l’information reçue par téléphone, « un patient voyageait avec un passeport algérien, sur une civière médicalisée et accompagné d’une personne ».


Le responsable militaire assure qu’à ce jour, les noms des passagers de l’avion restent inconnus car « les passeports n’ont pas été demandés ». Le général renchérit que l’ordre transmis par l’Etat-Major de l’Armée de l’Air avait été transmis à celui-ci par le cabinet de la ministre des Affaires étrangères, de l’Union européenne et de la coopération, Arancha Gonzalez Laya.


Mais si la base aérienne de Saragosse dispose d’un protocole d’opération selon lequel tous les aéronefs étrangers en provenance de pays hors-Zone Schengen qui y atterrissent doivent passer par le contrôle des passeports et se soumettre à la supervision des forces de sécurité de l’État, des sources diplomatiques ont précisé à El Español que « les passeports diplomatiques dont disposent les passagers d’un vol officiel ne sont pas soumis à un contrôle à l’arrivée, en vertu d’un accord avec différents pays, dont l’Algérie ». En revanche, ils sont obligés de les présenter si les autorités compétentes l’exigent.


Cette réponse fait suite à une ordonnance adressée par le juge Pedraz à la Commanderie militaire aérienne de l’aéroport de Saragosse, le 11 juin dernier, comportant un total de neuf interrogations, afin d’éclaircir les faits sur l’arrivée de Brahim Ghali sur le sol espagnol, notamment pour savoir si ce dernier était entré ou non sous fausse identité sur le territoire.

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