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15.03.2021 à 13 H 57 • Mis à jour le 15.03.2021 à 13 H 57
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Espagne

Le chef de Podemos quitte le gouvernement fédéral espagnol en vue des régionales à Madrid

Le chef du parti de gauche alternative Podemos et vice-président du gouvernement espagnol, Pablo Iglesias, a surpris lundi en annonçant sa décision de quitter le gouvernement pour se présenter aux élections régionales à Madrid, dirigée par la droite.


« Je vais me présenter aux élections du 4 mai dans la région de Madrid », a déclaré Pablo Iglesias dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux. « J’ai transmis (au chef du gouvernement socialiste) Pedro Sanchez ma décision de quitter mon poste au sein du gouvernement quand commencera la campagne électorale », a-t-il ajouté.


À la tête de Podemos depuis sa création en 2014, Pablo Iglesias, ancien professeur de sciences politiques, est depuis janvier 2020 l’un des quatre vice-présidents du premier gouvernement de coalition espagnol depuis la fin de la dictature franquiste. Composé des socialistes de Pedro Sanchez et de Podemos, ce gouvernement est fréquemment secoué par des tensions entre les deux formations.


Iglesias a souvent été rappelé à l’ordre par la diplomatie espagnole pour ses multiples embardées pro-Polisario à propos des récents événements au Sahara Occidental, contre ce qu’il qualifie de militarisation américaine de l’Europe concernant l’OTAN ou sa sympathie souvent exprimée pour les chavistes au pouvoir au Venezuela et en particulier Nicola Maduro.


Le leader de Podemos qui compte ainsi de refaire une virginité politique à l’horizon 2024, affirme vouloir offrir une « candidature forte » pour faire face à l’avancée de l’extrême droite dans la capitale espagnole, jusqu’alors dirigée par la présidente conservatrice Isabel Diaz Ayuso, du Parti Populaire (PP). Cette dernière a annoncé la semaine dernière sa démission et la convocation de nouvelles élections. Pour certains analystes, Ayuso espère de la sorte débarquer les centristes de Ciudadanos, son partenaire de coalition, et nouer une alliance avec le parti d’extrême droite Vox.


La convocation surprise d’élections anticipées dans la région de Madrid par Isabel Diaz Ayuso est partie mercredi d’une histoire en apparence locale dans la région de Murcie (sud-est), où le parti libéral Ciudadanos, qui gouvernait cette région avec le PP, a fait volte-face et annoncé le dépôt d’une motion de censure avec les socialistes pour débarquer le président PP de la région. Affirmant craindre le même sort à Madrid, la conservatrice Isabel Diaz Ayuso a rompu alors sa propre alliance avec Ciudadanos et convoqué un scrutin anticipé.

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