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13.08.2021 à 17 H 21 • Mis à jour le 13.08.2021 à 17 H 21
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Migration

L’Espagne et le Maroc s’accordent sur le retour des mineurs marocains de Sebta

Second signe d’accalmie dans les relations tumultueuses entre Rabat et Madrid. Le ministère espagnol de l’Intérieur a ordonné le retour au Maroc des mineurs ayant traversé la frontière vers l’Espagne lors de la crise de Ceuta, (Sebta), en mai dernier, rapportent ce vendredi la radio madrilène Cadena SER et le quotidien El País. Les deux médias citent une lettre adressée par le secrétariat de l’État à la Sécurité à la Délégation du gouvernement espagnol à Ceuta et aux autorités de la ville.


D’après El País, l’Intérieur espagnol rappelle dans cette correspondance que le Royaume du Maroc s’engage à veiller sur les intérêts des mineurs, que le journal estime à « plus de 700 » et que la SER chiffre à 920. Ces enfants devraient être accueillis dans un centre pour mineurs à Martil, près de Tétouan. « L’Intérieur garantit que le Maroc protège les droits des mineurs jusqu’à ce qu’ils soient réunis avec leurs parents, et dans le cas où ce ne serait pas possible, l’Entraide nationale – institution relevant du ministère de la Famille – les prendra en charge », explique le quotidien.


Des sources ceutiennes ont d’ailleurs affirmé à la SER que ces retours « sont déjà en marche » en petits groupes. Les déplacements s’organisent en fourgonnettes depuis un des gymnases convertis en centre provisoire. L’association Save The Children a assuré à la radio qu’elle va saisir le tribunal de permanence pour demander la suspension de ces retours « sans garanties ». L’ONG a d’ailleurs rappelé à l’Exécutif que « toute déportation collective d’enfants ou d’adolescents est illégale ».


La Cadena SER explique également que la Délégation du gouvernement espagnol à Ceuta a convoqué, le 11 août, des représentants de la ville à une réunion à la frontière de Tarajal avec des représentants du Maroc, « afin de coordonner le dispositif de retour ». Et d’ajouter : « Les représentants marocains sont arrivés avec l’intention de se mettre en marche dans l’immédiat. Ils ont ramené un autobus et tout ».


Pourtant, « les mineurs ne veulent pas s’en aller », affirme une experte en défense des droits de l’enfance interrogée par la chaîne de radio. « Ceux qui voulaient rentrer l’ont déjà fait. Il en reste 920. Maintenant qu’ils sont au courant de tout cela, ils vont fuir », ajoute-t-elle.

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