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18.01.2023 à 22 H 47 • Mis à jour le 18.01.2023 à 22 H 47 • Temps de lecture : 2 minutes
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Aveux

Panzeri reconnaît sa participation à des actes corruptifs en lien avec le Maroc

« Pier Antonio Panzeri a avoué ce mercredi avoir participé activement à des actes de corruption en lien avec le Qatar et le Maroc et donc avoir été corrompu et avoir corrompu d'autres personnes », a déclaré son avocat, Laurent Kennes, à Euronews.


Comme nous le rapportions précédemment, Panzeri a signé un accord de repenti et a reconnu avoir participé « à une organisation criminelle ». L'ancien parlementaire s'est, par ailleurs,« engagé à faire des déclarations substantielles, révélatrices, sincères et complètes concernant la participation de tiers et, le cas échéant, de sa propre participation ».


Quelques peu après la décision de collaborer avec la justice belge, Monica Rossana Bellini, la comptable de d'Antonio Panzeri, a été arrêtée en Italie, soupçonnée depuis une semaine par la presse italienne d'être impliquée dans l'affaire de corruption à l'Europarlement.


« L'initiative menée au Parlement était une initiative de lobbying et nous recherchions évidemment des députés prêts à soutenir certaines positions en faveur du Qatar. Dans ce cadre, certains parlementaires ont soutenu ces positions par simple conviction et moi et Giorgi, parfois moi seul, parfois Giorgi, les avons invités à réfléchir à ces positions ». C'est ce qu'on pu relever des sources médiatiques italiennes de l'interrogatoire d'Antonio Panzeri par les enquêteurs belges le 10 décembre dernier.


L'eurodéputé belge Marc Tarabella, a été récompensé à plusieurs reprises pour un montant total, de mémoire, de 120 000 et 140 000 euros, avoue Panzeri qui raconte avoir donné « plusieurs fois la somme en liquide » à Tarabella. « Parfois, j'étais accompagné de Giorgi Francesco, le compagnon d'Eva Kaili. Je remettais l'argent à Tarabella à différents endroits. L'argent était dans des sacs en papier. Cela a commencé il y a deux ans », explique-t-il.


La signature de cet accord de repenti prévoit un an d'emprisonnement ferme, une amende ainsi que la confiscation de tous les actifs acquis, évalués à plus d'un million d'euros. Selon l'avocat de Panzeri, Laurent Kennes, il s'agit plus précisément d'une peine de cinq ans qui sera prononcée, avec du sursis et un an de détention, dont une partie sous bracelet électronique.


« Pour les affaires de corruption », la peine maximale « est de quatre ans ». Toutefois, lorsqu'il s'agit d'association de malfaiteurs, les risques sont « plus importants et donc les suspects risquent plus, mais aussi la violation du secret professionnel entraîne une peine maximale de trois ans », a précisé l'avocat.


Comme nous le décrivions précédemment, l'enquête belge portant sur les actes de corruption présumée mentionne le Maroc à différents aspects. Parmi les personnes pointées du doigt, la famille de Panzeri aurait ainsi bénéficié de cadeaux en provenance du Maroc, à travers l'entremise de l'actuel ambassadeur du Maroc en Pologne, Abderrahim Atmoun. Celui-ci était à l'époque président de la commission parlementaire mixte Maroc-UE, entre 2011 et 2019.


Pour les noms cités, il y a aussi celui de Yassine Mansouri, patron de la DGED, ou encore celui de Mohamed Belahrach, cador de la DGED à Rabat dont l'identité avait déjà été révélée dans au moins deux affaires maroco-européennes d'espionnage il y a quelques années.


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