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04.11.2022 à 12 H 15 • Mis à jour le 04.11.2022 à 12 H 42 • Temps de lecture : 2 minutes
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Diplomatie

RHN Maroc – Espagne : une seule ministre de Podemos autorisée à se rendre à Rabat, véto contre deux autres

Yolanda Díaz, la ministre espagnole du Travail et de l’économie sociale, sera la seule membre du gouvernement de Pedro Sánchez encartée à la coalition de partis de gauche Unidas Podemos (UP) autorisée par le Maroc à se rendre à Rabat pour la réunion de haut niveau Maroc-Espagne, prévue début 2023, rapporte ce jeudi le site d’informations El Confidencial Digital. La raison ? D’après la même source, Díaz a été la seule ministre affiliée à Podemos à avoir affiché une volonté d’arrondir les angles avec le président du gouvernement espagnol lorsque celui-ci a annoncé le soutien de Madrid au plan d’autonomie marocain pour le territoire du Sahara occidental, en mars dernier.


Bien qu’elle ait qualifié le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE, formation politique dont est issu Sánchez) d’« incohérent » et sa démarche d’« énormément opaque », elle a par la suite laissé la porte ouverte à un accord. « Nous [Díaz et Sánchez, ndlr] avons toujours une conversation à tenir », avait-elle nuancé.


« Rabat a retenu la partie finale du message de la vice-présidente du gouvernement », affirme El Confidencial Digital. En d’autres termes, les efforts déployés par Díaz pour empêcher une rupture de la coalition entre le PSOE et UP mais aussi pour calmer les tensions ont été appréciés par le Maroc, citant des sources gouvernementales.


Le site d’informations ibérique révèle également que Rabat a brandi son veto contre la venue de deux autres ministres appartenant à UP, Irene Montero, en charge du portefeuille de l’Egalité, et Alberto Garzón, ministre de la Consommation. Les deux dirigeants sont perçus par Rabat comme étant les plus engagés aux côtés du Front Polisario. L’accent est particulièrement mis sur Garzón, qui s’était réuni avec de « hauts représentants » du mouvement séparatiste trois semaines à peine après la rencontre entre le président du gouvernement Sánchez et le Roi Mohammed VI, en avril dernier, pour leur traduire leur rejet de « la nouvelle étape » dans la relation entre le Maroc et l’Espagne.


El Confidencial Digital explique également que l’heure est au compromis au sein du gouvernement de Sánchez. En somme, pour résoudre définitivement la crise, il ne faut en aucun cas « embêter Rabat ». Le ministre des Affaires étrangères, José Manuel Albares, a même transmis des instructions concrètes aux représentants de Podemos au gouvernement afin qu’ils évitent de réclamer un référendum au Sahara, ni d’accueillir des leaders du Front Polisario, ni accuser Rabat de faire chanter l’Espagne. « Plus aucune provocation contre le Maroc », résume-t-on.

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