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23.04.2019 à 18 H 48 • Mis à jour le 23.04.2019 à 18 H 48
Par
Libertés

Un détenu du Hirak, gréviste de la faim, en situation critique

En grève de la faim depuis le 19 mars, pour protester contre le harcèlement dont il affirme être victime à la prison d’Oukacha, à Casablanca, Rabie El Ablak, condamné du Hirak rifain, est, selon plusieurs sources concordantes, dans une situation critique.


Dans une lettre transmise au chef du gouvernement, au ministre d’Etat chargé des Droits de l’homme ainsi qu’à l’administration pénitentiaire, l’Association marocaine des droits de l’homme (AMDH), déplore la situation et souligne la détérioration de l’état de santé du détenu.



L’AMDH fait porter la responsabilité aux autorités ayant choisi le silence face à la situation très préoccupante dans laquelle se trouve Al Ablak, transféré par ailleurs à la prison Tanger 2.


L’appel de l’ONG a été entendu par un sénateur de la Confédération démocratique du travail (CDT). Ce 23 avril, Abdelhak Hissane a pris la parole pour réclamer une intervention en faveur du jeune militant lors de la session hebdomadaire des questions orales à la Chambre des conseillers, avant d’être interrompu par Abdeslam Qayouh (Istiqlal) qui présidait la séance.



Rabie Al-Ablak, arrêté fin mai 2017, a été condamné à cinq ans de prison pour avoir reçu des fonds étrangers, mener une activité de propagande et porter atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat, selon l’article 206 du Code pénal marocain.


D’autres prisonniers rifains ont également été transférés à l’infirmerie de la prison tangéroise. Selon des sources de la coordination de soutien, le médecin de prison aurait demandé au procureur le transfert de quatre détenus grévistes de la faim à l’hôpital.


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