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02.07.2019 à 15 H 02 • Mis à jour le 02.07.2019 à 15 H 02
Par
Presse

Des journalistes témoignent sur la surveillance électronique au Maroc

Dans un article de blog rédigé par Danya Hajjaji, fellow du programme Patti Birch du Committee To Protect Journalists (CPJ), organisation américaine de défense de la liberté de la presse, la surveillance électronique des journalistes indépendants au Maroc est rappelée à travers quelques témoignages. « Beaucoup ont déclaré que leurs conversations privées avaient été publiées sans consentement, dans une tentative apparente de discréditer leurs reportages indépendants », avance la source pour ajouter que « la surveillance et l’exode de reporters indépendants ont porté un coup sévère à la liberté de la presse au Maroc ».


Interrogés par le CPJ, des journalistes (Hicham Mansouri, Ali Lmrabet…) reviennent sur des épisodes indiquant, selon eux, leur surveillance. C’est le cas par exemple de Saida El Kamel, correspondante à Rabat d’Al-Quds al-Arabi, journal panarabe basé à Londres, qui dit « avoir remarqué que sa voix résonnait lors d’appels téléphoniques avec certaines sources, comme le père de Nasser Zefzafi », leader du Hirak rifain condamné à 20 ans de prison ferme.


Omar Radi, rappelle quant à lui l’enquête qu’il devait réaliser pour Le Monde « sur un présumé accaparement de terres (pour la construction d’une résidence de l’émir du Qatar, ndlr) les autorités avaient rapidement menacé une source avec laquelle il n’avait parlé qu’au téléphone », précise-t-il, pour ajouter que quelques jours après, le site semi-officiel, Le360, avait publié un article à charge pour tenter de désamorcer son investigation.


Samia Errazouki, chercheuse basée en Californie et ex-journaliste pour AP, cite le recours à des logiciels d’espionnage acquis par les autorités marocaines (officiellement pour la lutte antiterroriste) et qui leur permettraient aussi de suivre à la trace militants et journalistes. « Des documents suggèrent que deux agences de renseignement marocaines avaient acheté le système de contrôle à distance de Hacking Team, qui permet au propriétaire de surveiller toutes les activités effectuées sur l’appareil de la cible ».

 

Autre exemple, celui de Citizen Lab qui fin 2018 « déclarait avoir identifié le logiciel espion Pegasus développé par la société israélienne NSO Group comme étant en lien direct avec des opérateurs téléphoniques marocains.  » Les rapports de Citizen Lab montraient clairement le Maroc comme étant un client mais aussi comme étant un pays où le logiciel Pegasus est fréquemment utilisé.

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